Skip to content

Bienvenue sur Investir-Bourse.info

L’idée de créer Investir-Bourse.info est venue du constat que bon nombre de médias parlent de l’analyse graphique, d’entreprises ultras connues, de recommandations à court terme, mais très peu se mettent dans la peau d’un investisseur. Très peu de sites parlent de ses réflexions, ses doutes, de l’influence que peuvent avoir sur lui les différentes informations diffusées au quotidien.

Et surtout personne ne reconnaît ses erreurs alors que tout le monde en fait. Selon cet adage : Seuls ceux qui ne font rien ne se trompent jamais. L’objectif de Investir-Bourse.info c’est justement de montrer la bourse sous cet angle là : celui d’un investisseur amateur comme vous et moi qui tente de trouver des pistes de réflexions, des éclaircissements quant aux différentes possibilités de placements qui s’offrent à lui.

 Vous trouverez sur ce site des articles qui, nous l’espérons, vous aiderons à faire le point sur vos objectifs, vous éclairez sur les frais inhérents à la gestion d’un portefeuille, avoir des informations, pertinentes, nos points de vues sur les actualités du moment, vous permettre de connaître les sitesinternet que nous jugeons indispensables à visiter, les livres à lire, ainsi que les pays à surveiller actuellement, etc…

 En espérant que ce site sera utile pour vous guider dans la gestion de vos placements financiers. Nous vous souhaitons une bonne visite et surtout beaucoup de PV (Dans le sens de Plus-Values boursières, pas ceux de la gendarmerie évidemment ;-)

Comparatif d’assurances vie : VieAssuranceVie.com

Comparatif de livrets d’épargne : QuelLivret.com

Le prix officiel du jour de vos bijoux qu’ils soient en or, en argent ou en platine : LePrixDelOr.info

Les poinçons (or, argent, platine) de France et du monde : PoinconOr.com

Codes des banques : Code-Banque.info

Cours et explications des Taux interbancaires Euribor et Eonia : Taux-Euribor.info

Etude de Velcan Energy

Jusqu’à présent, nous avons parlé de l’augmentation de la demande en matières premières et en énergie due à la croissance mondiale. (voir notre article : « Quel avenir pour les ressources naturelles ? ») En résumé, il y a de plus en plus de monde sur la planète. C’est pourquoi il faudra subvenir aux besoins grandissants des populations des pays émergents, provoqués principalement par l’élévation de leur pouvoir d’achat.

Par exemple, lorsque l’on sait que l’Inde regroupe plus de 1 milliard 100 millions d’habitants, que leur niveau de vie ne cesse d’augmenter, que leur besoin en électricité est déjà déficitaire (il y a de nombreuses coupures au pic de la demande) etc… Il n’est pas très sorcier de comprendre qu’une entreprise capable de trouver une solution à cette problématique, commence déjà son projet d’affaire avec un atout bien conséquent. Lorsque l’on observe que cette société, surfe aussi sur la vague de la lutte contre la pollution et la protection de l’environnement, qui représentent des enjeux majeurs pour notre siècle, cela rend le projet encore plus séduisant. Il devient donc opportun de s’intéresser à une entreprise pouvant être impliquée dans ces deux domaines. D’où notre étude sur Velcan Energy.

Velcan Energy objectif : produire de l’électricité

Tout d’abord, la direction de Velcan avait plutôt axé sa communication sur la production d’électricité par le biais des centrales à biomasse, leur aspect énergie renouvelable, la possibilité de construire ces centrales dans des zones pas très facile d’accès … avaient sans doute motivé son choix. Un détail important à souligner, d’emblée il nous a semblé que la direction de Velcan a dès le départ, mis en avant le fait de pouvoir produire de l’électricité en continu. Évidemment dans un pays développé comme le nôtre, la technologie éolienne a sa place, puisque s’il n’y a pas de vent, il y a toujours des centrales nucléaires ! Mais dans un pays en plein développement, il faut des solutions pérennes et stables de production électrique.

Il est donc facile de comprendre que le choix de Velcan se soit d’abord porté sur l’utilisation de déchets agricoles, (qui ne manquent pas en Inde et au Brésil) car ils sont stockables, contrairement au vent. Ce qui permet de garantir un apport en électricité plus régulier et stable que l’éolien. D’ailleurs, le vent et l’électricité ont ce point commun qu’ils ne se stockent pas. Enfin, cette dernière est limitée (exemple : les batteries, piles, accus …). Donc, produire une énergie à partir d’une autre énergie, (ou une force pour les puristes) qui souffre du même défaut, il y a quand même quelque chose qui dérange dans l’approche intellectuelle.

La direction de Velcan avait aussi beaucoup communiqué sur la revente de crédit carbone (nous n’entrerons pas dans le détail). Pourquoi pas, après tout ? Mais le coeur d’activité de cette société est clairement de produire du courant. Il est fort possible que la communication sur le CO2 était plus due à une stratégie marketing pour lever des capitaux qu’à un réel souhait. Car ce point n’est à nos yeux que la cerise sur le gâteau. Certes, elle peut devenir balaise, de type bigarreau ;-). Mais l’entreprise se doit, à terme, d’être rentable sans cela.

Velcan Energy implanté en Inde

Quelques temps après leur introduction, le bien fondé de notre analyse a été confirmé par cette annonce :
« Velcan Energy devient le premier électricien français en Inde à posséder 100% d’une centrale électrique indienne. Velcan Energy India Ltd, filiale de Velcan Energy, producteur d’énergie verte, annonce en effet avoir acquis la société indienne Satya Maharshi Power Corporation Limited. Velcan Energy India Ltd devient ainsi propriétaire d’une centrale électrique produisant 7,5 MW dans l’Etat de l’Andhra Pradesh en Inde. Avec cette centrale, Velcan Energy démarre sa production d’électricité en Inde 12 mois plus tôt que prévu ». Source Velcan Energy

Pour une firme qui vient à peine de commencer son activité, cela est un coup de maître comme il y en a rarement. Car en rachetant une entreprise du pays, cela lui permet de profiter de l’expérience de ceux qui travaillent dans cette société. Grâce à des contacts locaux, un réseau de confiance peut être plus facilement tissé. De plus, la firme devient crédible auprès des pouvoirs publics, car elle montre sa volonté d’investir, de participer à l’économie du pays. Elle se positionne clairement en tant que productrice d’électricité, ce ne sont plus des mots, mais un fait avéré. Les investisseurs professionnels sont très attentifs à la corrélation entre ce qui est dit et ce qui ce fait. Or, il ne faut pas se leurrer, pour continuer leur projet, ils ont besoin de liquidités. Ces apports seront donnés par l’arrivée d’investisseurs supplémentaires qui voudront prendre part au capital de la société. Autre remarque importante, par cette acquisition, ils démontrent leur capacité d’adaptation et de réaction. Sur un marché neuf, il est évident qu’il faut savoir être opportuniste.

Une équipe de direction entrepreneuriale et compétente

Nous tenons à souligner que les fondateurs de Velcan Energy que sont Jean-Luc Rivoire & Antoine Decitre n’ont pas hésiter à investir une bonne partie de leur fonds par le biais de la financière St Merri. En effet, lors de la constitution de la société, cette dernière détenait 51% du capital. Ce qui représente, selon nous, un gage de sérieux, car on ne joue pas avec son argent. Le reste est réparti entre d’autres actionnaires dont notamment le crédit agricole. Nous relevons que pour attirer des investisseurs, ils devront passer par des augmentations successives de capital. Cela entraînera mécaniquement une diminution des parts de St Merri.

Nous vous livrons ce petit détail, la libraire Decitre, qui est une des plus réputées de Lyon, a été fondée par l’arrière grand-père ou le grand-père d’Antoine Decitre (nous ne sommes pas très doués pour les généalogies). C’est là aussi un gage de confiance, car cette famille gère toujours aussi bien ce commerce. Cependant, cela ne prouve pas grand chose, car des exemples d’enfants issus de bonne famille qui agissent n’importe comment, ne manquent pas. Il n’empêche qu’il est aisé de constater qu’Antoine Décitre a su profiter pleinement de cet atout familial pour acquérir de véritables compétences en gestion d’entreprises.

Ce qui est intéressant à remarquer aujourd’hui, c’est l’évolution de l’équipe de Velcan Energy. En effet, si vous jetez un coup d’oeil ici, vous constaterez que le management a beaucoup évolué. De plus, les nouveaux ne sont pas tombés de la dernière pluie, ils ont quasiment tous une bonne expérience dans la construction et/ou la gestion de centrales électriques telles que des barrages etc. Tous ont décidé de faire partie de cette aventure alors qu’ils auraient bien pu travailler ailleurs. En effet, nous ne doutons pas une seule minute que leur carnet d’adresses est bien rempli. Alors pourquoi ne pas s’orienter vers une société plus réputée, ayant pignon sur rue dans ce domaine ? Hum…. le potentiel est donc bien là.

Velcan Energy : les risques

Autre point très intéressant, les fondateurs ont clairement indiqué que leur entreprise est un pari risqué, et que de ce fait, il n’ont pas fait appel à l’épargne publique. C’est une marque importante d’honnêteté envers les petits investisseurs ce qui n’est pas négligeable.

En effet, des retard dans la construction de tel ou tel projet ne sont pas à exclure :

- Soucis politiques avec les pays voisins qui pourraient entraver la bonne marche de l’entreprise (en fait surtout le Pakistan pour l’Inde)
- Soucis géologiques imprévus
- Conditions climatiques
- Pouvoir publics (corruption, difficultés pour obtenir certaines autorisations, etc.)
(Étant donné l’éloignement des régions où Velcan Energy exerce le principale de son activité, il faudrait vraiment ne pas avoir de chance pour que les problèmes surgissent en même temps.)

Réaction des professionnels face à Velcan Energy

Comme nous l’indiquions précédemment, les dirigeants de Velcan Energy ont régulièrement procédé à des augmentations de capital afin de faire rentrer des investisseurs institutionnels. Nous pouvons constater que, d’une part ces opérations ont été assez fréquentes sur un laps de temps assez court, et que d’autre part, elles ont impliqué des montants assez importants. Petit récapitulatif :

Le 7 octobre 2005 cotation du titre, soit 4.470 titres au prix de 8,50 €

Fin octobre 2005 ils créent 1.620.000 actions nouvelles au prix de 12,46 € par action.
- Fonds de pension et d’établissements financiers français et anglais en deviennent acquéreurs.

En mai 2006, levée de fonds de 50.000.000 d’euros par 1.725.000 titres (ce qui donne un prix d’environ 29 € unitaire).

Septembre 2007 levée de fond : Le prix de souscription a été fixé par le Conseil d’administration à 38,00 € par action.
- Auprès d’investisseurs qualifiés en Europe et dans les pays du Golfe. (1ère tranche)

Le 26 octobre 2007, encore une levée de fonds dont le prix unitaire a été fixé à 42 €.
- Auprès d’investisseurs qualifiés en Europe et dans les pays du Golfe. (2ème tranche)

Enfin le 27 octobre 2007, la Banque Syz & Co déclare à Velcan Energy détenir, par l’intermédiaire de OYSTER SICAV, un total de 619 486 actions, par suite d’acquisitions d’actions. Le prix d’achat est difficile à établir, puisque rien n’indique leur mode d’obtention (cession hors marché, en plusieurs tranches, etc.)

A chaque fois le ticket d’entrée a été de plus en plus cher pour les institutionnels.
Et pour cause !

Rentabilité et sécurité

« La construction de grandes centrales hydrauliques nécessite des investissements importants qui sont cependant rentables. Les centrales hydroélectriques ont fait maintes fois leurs preuves, qu’il s’agisse de leur longévité maximale, de leur sécurité optimale de fonctionnement ou de leur taux élevé de rendement de 75 à 90 pour cent pour un coût de revient à peine supérieur à celui de l’électricité produite à partir de sources d’énergie fossile ou nucléaire. De plus, les centrales hydrauliques augmentent la sécurité d’approvisionnement, n’émettent pas de substances polluantes et peu de chaleur, tout en réduisant notre dépendance vis-à-vis des importations d’énergie ainsi que les risques qui en découlent. Elles constituent en outre un facteur important de développement pour les pays sans approvisionnement généralisé en énergie mais dotés de ressources en eau suffisantes. Dans ce secteur, les entreprises allemandes exportent des technologies de pointe ainsi que des prestations de service complètes. » Source sur ce petit site intéressant, présentant les secteurs industriels Allemands spécialisés dans les énergies renouvelables, sur lequel vous pouvez trouver des infos en français.

Il est maintenant aisé de comprendre pour quel raison ils sont rentrés à 29€, 38€ ou 42€. De même, ils ne vont pas sortir s’en avoir fait un x10 minimum sur ce type d’investissement. C’est une question de temps, d’autant plus qu’il nous paraît normal qu’un contrat de non-cession de titres pendant un certains temps doive exister. En effet, ce que recherche une société comme Velcan, ce sont des actionnaires fiables qui n’hésiteront pas à l’accompagner lors de prochaines levées de fonds : c’est la deuxième raison de ne pas faire appel aux particuliers. Donc si le prix du titre baisse de temps en temps, ce n’est pas grave. Clairement, acheter en dessous de la dernière augmentation de capital permet de faire une affaire.

L’intérêt de Dubaï pour les entreprises du secteur de l’énergie et de l’environnement

La double cotation à Dubai mérite une petite étude. Comme vous avez pu le constater plus haut, des investisseurs provenant de ces pays sont rentrés dans le capital. Or, les Émirat Arabes Unis, investissent massivement afin de diversifier leurs sources de revenus. Ils savent que leurs réserves de pétrole s’épuisent inexorablement. La question n’est plus de savoir s’il y a ou non encore du pétrole à trouver dans ces pays (il doit en rester sûrement un chouia), mais surtout, quand est-ce que la fin de production aura lieu? En consultant ce rapport du sénat : Le nouvel « âge d’or » des fonds souverains au Moyen-Orient, vous trouverez cette remarque :  « Les EAU (Émirats Arabes Unis) apparaissent ainsi comme le pays de la région le plus avancé dans le processus de diversification de son économie : les services (commerce international, tourisme et activités financières) atteignent 40 % du PIB, essentiellement à Dubaï, tandis que le secteur des hydrocarbures a vu son poids relatif décroître : 70 % au milieu des années 1970, 45 % dans les années 1980 et environ 35 % aujourd’hui. L’économie des Emirats arabes unis a ainsi été classée « économie la plus compétitive du monde arabe » par le World Economic Forum (WEF) de Doha des 9 et 10 avril 2007 ». La diminution de la part que représente le pétrole dans leur source de revenus n’est-elle pas impressionnante ?

Ce n’est pas un hasard s’ils investissent à tout bout de champs dans des secteurs aussi divers que le fret maritime avec le rachat de P&O , que la bourse de Londres (après avoir racheté l’essentiel des parts du Nasdaq dans la London Stock Exchange) ainsi que 10% d’OMX (la bourse scandinave), etc. Complément ici. Nous tenons à souligner que la « crise » des subprimes ne les empêche pas de continuer leurs emplettes. On pourrait penser (si on porte crédit aux gros titres des journaux) qu’ils sont subitement devenus philanthropes en investissant massivement dans les banques américaines : « … un fond d’Abu Dhabi vient d’investir 7,5 milliards de $ en échange de 4,9% du capital de Citigroup … » Source AFP. Tout cela pour vous démontrer que si des investisseurs provenant de ces pays s’intéressent à Velcan Energy, c’est qu’il y a quand même un minimum d’argent à gagner, d’autant plus, qu’à terme cette société redistribuera forcément une partie de ses bénéfices en dividendes. Effectivement, nous avons vu plus haut qu’une fois les installations terminées, c’est une rente régulière qui tombera dans les caisses de la société.

Enfin, n’oubliez pas que lorsque l’on investit dans une entreprise qui ne possède aucun historique (ce qui est moins le cas maintenant), il faut partir dans l’optique de faire du capital risque. Tout simplement parce que l’on n’investit pas dans une jeune pousse, comme dans une société implantée depuis des années, avec à sa tête des dirigeants qui sont aux commandes depuis des lustres. En effet, dans ce dernier cas, on peut éventuellement, connaître leur stratégie, leur intégrité etc. D’ailleurs lors de son entrée en bourse, certains voyaient Velcan Energy comme une coquille vide. Et c’était vrai, puisqu’il n’y avait encore rien. Mais la coquille n’est pas restée vide longtemps ;-).

La révolution industrielle de l’Inde : une puissance de rendement pratiquement illimitée

Mais revenons un peu sur le potentiel de l’inde et son énorme besoin en électricité. La taille du marché de Velcan est purement gigantesque. Imaginez la France à la fin du 19ème et au début du 20ème siècle, les besoins en électricité se développaient. C’était l’apogée de l’ère industrielle. Certes, il n’était alors pas question de biomasse, ou d’une quelconque référence à l’écologie. Il était surtout question de production. A cette époque, le meilleur moyen de produire mieux et plus vite avec plus de sécurité (par exemple : éliminer les innombrables courroies de transmissions qui passaient d’un atelier à l’autre), c’était d’électrifier les usines. Or, l’électricité pouvait être produite à partir du charbon. Cependant, la force motrice de l’eau était préférée, car en plus de produire du courant, cela permettait de réguler les fleuves, contrôler les crues, faciliter la navigation, etc… C’est pour cette raison que, malgré l’apparition des centrales nucléaires, on a continué à construire des barrages jusque dans les années soixante. Or, en Inde et au Brésil, le potentiel de chantier de ce type est impressionnant.

Le rapport peut être facile, mais il n’empêche que l’Inde est en train de vivre sa révolution industrielle. Mais puissance 1000, car au 19ème siècle, les techniques de mise en œuvre n’étaient pas aussi évoluées. Nous sommes persuadés qu’un barrage se construit 10 fois plus vite maintenant qu’au début du siècle dernier, sans parler de la performance décuplée par nos technologies. Puis que dire du potentiel hydraulique de l’Inde et du Brésil ? Vraiment rien à voir avec la France du début du 20ème siècle. Les projets paraissent difficilement concevables car ils sont littéralement pharaoniques ! « L’Inde projette de dépenser plus de 180 milliards de dollars pour créer le plus vaste réseau électrique de la planète. Le premier ministre Manmohan Singh déclare vouloir que tous les Indiens aient l’électricité d’ici 2012 » – Soit dans cinq ans à peine ! Vous pouvez obtenir plus d’informations sur ce site La Chronique Agora ou sur le site leblogfinance

En faits tout cela nous aide à comprendre que la stratégie des dirigeants de Velcan d’offrir une production d’électricité stable est sensée. Cette option restera leur priorité. En effet, d’abord simple constructeur de centrale à biomasse, il est tout a fait naturel que Velcan se soit très vite orienté vers l’énergie hydraulique. N’oubliez pas que les barrages participent également à l’aménagement du territoire.

Nous ouvrons une parenthèse pour vous signaler au passage, qu’il ne faut donc pas se focaliser sur la Chine (cela ne veut pas dire qu’il faille l’ignorer) car l’Inde et d’autres pays sont en train de rattraper leur retard. En outre, il est fort possible que Velcan Energy arrive à acquérir une notoriété internationale importante. La porte est donc ouverte pour des contrats dans tous les pays qui souffrent d’un manque en production électrique. Mais nous n’en sommes pas encore là.

Velcan Energy et la concurrence

Un petit point sur la concurrence, tout d’abord il ne faut pas confondre Velcan Energy avec les grands groupes qui préfèrent se focaliser sur les gros chantiers. Du coup, des projets plus petits ne trouvent pas facilement de maître d’oeuvre. Or, c’est justement sur ce créneau-là que les dirigeants de Velcan ont décidé de se positionner. D’une part, les investissements sont moins lourds, leur mise en oeuvre peut être plus rapide. D’autre part, cela permet de limiter les conséquences sur l’environnement. Ceci étant dit, la concurrence existe, mais d’après la direction, pour l’instant, elle ne concerne que des entreprises familiales. Mais bon, dans la sidérurgie la Mittal Steel Company c’est aussi une entreprise familiale ! Qui plus est indienne ! Donc il faut rester vigilant, d’autant plus que leur principal concurrent indien, la National Hydroelectric Power Corporation (NHPC) a annoncé sa volonté de vouloir rentrer en bourse.

Ceci étant dit, le potentiel est tellement gigantesque au Brésil et en Inde qu’il y aura du marché pour pas mal d’acteurs. Tout du moins au début, puisque à terme, toutes les entreprises d’un même secteur ont tendance à ce concentrer pour ne garder au final que deux ou trois acteurs économiques importants. Cela à toujours été le cas. Prenez comme exemple le secteur de l’automobile. Voici toutes les marques qui ont existé en France : Alpine, Amilcar, Berliet, Bugatti, Citroën, Delahaye-Delage, Facel, Hotchkiss, La Licorne, Mathis, Matra, Panhard, Peugeot, Renault, Rosengart, Salmson, Simca, Talbot-Lago soit environ (oui, la liste n’est pas exhaustive) 18 marques et maintenant seul Renault et le groupe PSA ont subsisté soit deux entreprises. Le secteur de l’énergie électrique n’en est qu’à ses débuts dans les pays émergents. Gageons que Velcan sera un des grands acteurs qui subsistera jusqu’au bout. Mais bon d’ici là, il y a du grain à moudre ;-)

Nous sommes rentrés sur Velcan peu après son introduction en bourse (PRU 13,98 €.) Nous somme en décembre 2007 et le cours est bien en dessous du dernier ticket d’entré payé par les professionnels. Il est fort à parier que justement, ces derniers en profitent pour faire le plein. Pourquoi pas vous ? Mais attention avec parcimonie ! Ne mettez pas tous vos oeufs dans le même panier. Pas plus de 5% de votre portefeuille dans ce type de société. Après l’achat effectué, laissez évoluer le titre au gré des baisses et des hausses. Après tout, pourquoi pas ? Petites remarques : quel matériau constitue le conducteur le plus utilisé dans les câbles de haute tension ? De même, quel est celui qui permet de stocker le courant ? Ne cherchez plus : le cuivre et le plomb. Investir dans un producteur de cuivre comme ZAMBIA COOPPER – MLZAM, ou/et RECYLEX – RX qui recycle du plomb ne paraît pas idiot non ? Mais ce sont d’autres sujets.

W. Hullard

Informations légales
Les études sont réalisées indépendamment des entreprises concernées et ne représentent en aucun cas un conseil d’achat ou de vente des titres liés à ces sociétés.

Comparatif d’assurances vie : VieAssuranceVie.com

Comparatif de livrets d’épargne : QuelLivret.com

Le prix officiel du jour de vos bijoux qu’ils soient en or, en argent ou en platine : LePrixDelOr.info

Les poinçons (or, argent, platine) de France et du monde : PoinconOr.com

Codes des banques : Code-Banque.info

Cours et explications des Taux interbancaires Euribor et Eonia : Taux-Euribor.info

Le besoin de sécurité

Afin de doper vos portefeuilles boursier, nous espérons, par cette petite analyse, vous démontrer qu’il est important d’être investi dans des entreprises évoluant dans le secteur de la sécurité.

Ce secteur est encore assez méconnu du grand public. Lorsque l’on aborde ce thème, on pense d’emblée aux vendeurs de systèmes d’alarme qui viennent démarcher nos maisons pour nous faire remarquer que : « oh! combien notre humble demeure est vulnérable ». Mais avons-nous remarqué que depuis quelques années ce secteur est en pleine mutation? De nouveaux acteurs entrent en jeux, offrant de nouveaux produits et/ou de nouveaux services. Est-ce le moment de se positionner sur ce secteur? Quel en sera l’avenir ? Nous allons aborder ce sujet afin de défricher un peu cette jungle.

Tout d’abord cela regroupe un champ d’action assez vaste, du transfert de fonds, à la surveillance des zones sensibles, de nos maisons, de divers lieux publics ou privés à grande fréquentation, de la vulnérabilités de nos ordinateurs, en passant par la sécurité des cadres ou employés envoyés en mission dans des pays à risques. Jusqu’à la sécurité dans nos assiettes. En fait ce secteur est transversale car il est impliqué dans tous les domaines de l’industrie (l’informatique, la finance, l’immobilier, la santé, l’agro-alimentaire, etc…)

De plus, la sécurité est mise en exergue par les médias depuis quelques temps déjà. On peut même noter des changements d’avis dans la population française. En effet, alors que plusieurs pays d’Europe tels que le Royaume Uni, la Suisse, etc… ont depuis longtemps adopté la vidéosurveillance, la France, par soucis de liberté individuelle a toujours montré des réticences à l’utilisation de cette technologie. Mais depuis trois ou quatre ans environ, un véritable virage à 180° au profit des caméras est en train de s’opérer. Cela montre deux choses :

1- On a peur, le « remède » passe donc par une demande accrue en produits de sécurité
2- On est près à limiter une part de notre vie privée au profit du bénéficie, réel ou supposé, que l’on acquiert en contre partie de se sentir rassuré.

Ce changement de conscience va avoir des implications énormes dans nos sociétés et dans nos portefeuilles. Les ventes de contrôles biométriques explosent partout dans le monde, les états ainsi que les grandes multinationales (compagnies aériennes, assurances, etc…) mettent en place des normes ainsi que des procédures de plus en plus strictes afin de garantir le bon fonctionnement de nos institutions et entreprises actuelles. Bien évidemment on pense tout de suite aux attentats, mais ce n’est pas la seule raison. Détails :

La sécurité sanitaire des aliments

Ce concept permet de vérifier si les aliments sont fabriqués dans le respect des normes d’hygiène et de salubrité en vigueurs. Les entreprises oeuvrant dans l’agro-alimentaire sont hautement surveillées. En effet le nouveau règlement européen, qui est entré en vigueur le 1er janvier 2005, stipule que : « la traçabilité des denrées alimentaires, des aliments pour animaux, des animaux producteurs de denrées alimentaires et de toute autre substance destinée à être incorporée ou susceptible d’être incorporée dans des denrées alimentaires ou des aliments pour animaux est établie à toutes les étapes de la production, de la transformation et de la distribution. »

Pour les entreprises effectuant ces contrôles, il s’agit là d’une véritable manne. Ce texte signifie en clair que tous les acteurs de la chaîne agro-alimentaire doivent s’auto-contrôler. Cependant, si certaines de ces vérifications peuvent être faites en internes, ils leurs est indispensable de faire appel à des sociétés extérieures pour des analyses complémentaires. Ce soucis de rigueur concerne l’Europe. Mais pas seulement ! Même les pays en voie de développement, sont en train de mettre en place des normes de plus en plus poussées. Pour ces derniers, ceci est indispensable s’ils veulent continuer à exporter vers les pays occidentaux. En clair, depuis les grandes affaires de vaches folles et autres poulets fiévreux, les laboratoires spécialisés dans ces différentes tâches voient la croissance de leur chiffre d’affaire s’envoler. Pour plus de renseignements, vous pouvez aller faire un tour sur le site de l’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire

Le secteur industriel

Ce que nous venons de voir pour l’alimentaire est aussi valable pour les produits non alimentaires. En effet, ces derniers vont être de plus en plus analysés, disséqués. Cela est dû à la mondialisation de l’économie. D’une part les normes sont différentes dans chaque pays, et d’autre part certains états n’ont pas forcément mis en place des moyens suffisants pour faire respecter les règles internationales. Cela se vérifie sur les jouets, le matériel de bricolage, ou plus méconnu, les pièces de voiture, le mobilier, etc…. Cet article Publié le 08 août 2007 sur le site de France 2 illustre bien le problème :

« USA : jouets made in China rappelés

Le fabricant américain de jouets Mattel a identifié une usine en Chine qui utilise une peinture au plomb
Selon le Wall Street Journal, c’est la société Lee Der Industrial Co., implantée dans la province méridionale de Canton, qui serait responsable du rappel de 1,5 millions de jouets de la marque Fisher Price à l’effigie de personnages comme Dora l’exploratrice et Elmo.
Mattel a été critiqué pour avoir refusé de révéler le nom des fabricants impliqués.
Le groupe a indiqué qu’il menait son enquête, tout en ayant suspendu les expéditions de l’usine incriminée, selon le quotidien économique.
D’autres scandales impliquant des produits fabriqués en Chine, pays régulièrement critiqué par ses partenaires commerciaux pour son manque de contrôles sur la sécurité et l’hygiène des exportations, ont défrayé la chronique ces dernières semaines aux Etats-Unis.
1,5 million de petits trains en bois fabriqués en Chine avaient déjà été rappelés pour cause de peinture au plomb au mois de juin.
Après plusieurs scandales, la Chine a dressé une liste noire de plus de 400 entreprises exportatrices, à la suite de la série de scandales alimentaires et pharmaceutiques qui ont décrédibilisé le label "made in China" dans le monde avait annoncé samedi le ministère chinois du Commerce.
Plusieurs milliers de chiens et chats sont morts après avoir mangé des pâtées chinoises contaminées avec de la mélamine. Du dentifrice chinois a aussi été proscrit car soupçonné de contenir un produit chimique dangereux. Et fin juin, les autorités américaines ont bloqué les importations chinoises de poissons d’élevage et de crevettes qui contenaient des substances pharmaceutiques non autorisées….. »

Nous pouvons faire une parenthèse afin de souligner l’augmentation du nombre de produits non sensibles vers la liste des produits sensibles (susceptibles de comporter un caractère nocif). Qui aurait imaginé il y a seulement deux ans en arrière que les dentifrices et autres shampooings allés être considérés comme étant des produits dangereux dans les avions ? Cela nous montre une vérité affligeante : Mac Gyver était un visionnaire! Plus sérieusement, il est à noter que ces contrôles passent aussi par des entreprises spécifiques. D’ailleurs certaines d’entre elles sont spécialisées dans plusieurs domaines : Agro-alimentaire, environnement, cosmétologie, etc…

Le secteur médical

Ce secteur connaît, lui aussi, un regain d’intérêt pour le contrôle et analyse de toutes sortes. Cela est dû à sa spécificité. En effet, l’activité médicale implique d’être régulièrement confrontée aux virus et autres bactéries. Cependant le risque de nouvelles épidémies, ainsi que celui d’attentat bactériologique, change la donne. Nous pouvons aussi faire un parallèle avec le vieillissement de la population qui induit que plus on avance en âge plus on sera sensible aux maladies. Les contrôles sont demandés de la part des hôpitaux, cliniques, médecins, etc… Mais maintenant certaines règles d’hygiènes imposes des vérifications supplémentaires. (Par exemple, la chasse au staphylocoque doré) Il ne faut pas oublier que les virus et les bactéries sont capables de s’adapter aux médicaments afin de mieux leur résister. Bref tout cela conduit à faire monter en puissance les laboratoires spécialisés dans le contrôle médicale.

Le secteur des personnes

Quant au contrôle des personnes, les outils d’identification bio-métrique, se démocratisent jusque dans les maisons de retraite ! En effet pour ses dernières, le turne over du personnel ainsi que l’accueil des familles, des intervenants extérieurs et de l’hébergement des résidents, induit une prouesse quotidienne de la gestion des clefs et autres cartes magnétiques. Du coup la biométrie simplifie le problème. Une prise d’empreinte et hop ! On peut autoriser ou interdire l’accès intégral ou partiel de l’établissement à la demande. Plus besoin de courir après les gens pour réclamer le sésame qu’on leur a prêté. Il suffit d’appuyer sur « enter » et le tour est joué.

Nous pouvons également remarquer que des applications créées au départ pour nous faciliter la vie au quotidien, peuvent avoir un rôle de plus en plus important dans le domaine sécuritaire. Par exemple les entreprises de transport ont tendance à équiper leur flotte de camions de GPS. Non seulement cela facilite le travail des routiers, mais surtout on sait où ils se trouvent en temps réel. Le téléphone portable : n’est-il pas courant d’entendre cette réflexion : « Mes enfants ont un portable, s’ils leur arrivent quelque chose, ils peuvent me contacter de n’importe où ». Ou bien d’entendre telles histoires sur une personne en difficulté sauvée par un appel lancé juste à temps et surtout par la localisation…. de son mobile.

A ce point il est nécessaire de souligner que le marché de la sécurité des biens et des personnes est grandement immature comme le précise cet article :

« Malgré une croissance moyenne d’environ 5,03% par an (source Atlas de la sécurité privée 2007) depuis l’an 2000, le marché global de la sécurité en France qui s’élève à 4,9 milliards d’Euros en 2006 et emploie plus de 6.000 opérateurs, souffre de sérieux dysfonctionnements.

Scindé en deux principaux métiers distincts mais complémentaires, la surveillance humaine (2,3 milliards d’Euros) et la surveillance électronique (2,6 milliards d’Euros) dont la croissance moyenne est, depuis 2000, de +6,5%, ce marché reste très atomisé et l’on peut trop aisément, faute de contrôles et de barrières réglementaires efficaces, s’y improviser entrepreneur sans beaucoup de capitaux, d’expérience ou de réelles compétences.

De ce fait, un afflux d’acteurs éphémères compromet la qualité des prestations avec du personnel non qualifié, ce qui contribue à assimiler les métiers de la sécurité à des services sans grande valeur ajoutée. A ceci s’ajoute la forte présence de sociétés de Facility management et de nettoyage sur ce créneau qui tendent à cannibaliser ce marché de commodités.

Paradoxalement, jamais les enjeux de la sécurité au sens large n’ont été aussi importants et jamais ce secteur n’a eu autant besoin de recourir à des technologies sophistiquées et à du personnel qualifié pour satisfaire les exigences croissantes des clients, qu’ils soient particuliers, entreprises ou administrations.

La loi du 21 janvier 1995 qui reconnaît que " la sécurité privée concourt à la sécurité générale de la nation ", ainsi que le colloque de Villepinte qui consacre les entreprises de sécurité comme " coproducteurs de sécurité intérieure " constituent une reconnaissance de l’importance de ce métier ….»

Par Companynews mer 02 mai 2007, 17h43

Plus de chiffres sur ce secteur avec un site spécialisé sur l’expertise du risque

Tout cela contribue à accroître le développement de nouvelles sociétés spécialisées dans des domaines particuliers, comme la biométrie. Ce mot regroupe l’ensemble des techniques permettant l’identification d’une personne sur la base de caractères physiologiques ou de traits comportementaux automatiquement reconnaissables et vérifiables : empreintes digitales, l’iris, etc… La vidéosurveillance intelligente : la caméra détecte un mouvement suspect, par exemple sur une autoroute, la caméra est programmée pour signaler tout véhicule s’arrêtant au delà d’une durée préalablement définie dans le système. Cela permet de détecter des voitures en panne, des accidents, des embouteillages … Dans certaines villes anglaises la vidéo est aussi utilisée pour comparer les visages des personnes se promenant dans les rues ….. directement avec le fichier des autorités. De plus en plus, les sociétés privées sont appelées à suppléer les services de l’état. Tel que dans les aéroports, où les personne qui effectuent ses vérifications ne sont pas forcément assermentées, et pourtant, se sont elles qui vous font passer les portiques de sécurité et qui éventuellement fouillent vos bagages.

Ce sujet revêt quand même un caractère sensible. En outre, cette tendance à tout normer, à vouloir surveiller chaque concitoyen pose des problématiques importantes, d’ordre politique, philosophique, sociologique. Ceci étant dit, nous ne pouvons pas négliger le fait que les entreprises de ces différents secteurs, en passant des laboratoires, aux entreprises de gardiennage, à ceux qui mettent en place et qui fabriquent les différents systèmes de contrôles, vont prendre une place de plus en plus grande dans nos économies. Il serait dommage, par souci philosophique ou autre, de ne pas prendre le temps d’observer et d’essayer d’analyser ce domaine. Car n’oublions pas qu’au delà des grandes pensées théoriques, se cachent des hommes et des femmes qui travaillent, des entrepreneurs qui prennent des risques. D’autant plus que dans ce foisonnement de nouveaux acteurs, il est primordial de prendre le temps de réfléchir avant d’investir, parce qu’il n’est pas évident d’arriver à déterminer qu’elle entreprise se détachera de la multitude pour en bénéficier. Hé oui ! C’est bien là que se trouve la difficulté pour les investisseurs. On peut difficilement savoir à l’avance si telle entreprise va réussir plutôt qu’une autre.

W. Hullard

Comparatif d’assurances vie : VieAssuranceVie.com

Comparatif de livrets d’épargne : QuelLivret.com

Le prix officiel du jour de vos bijoux qu’ils soient en or, en argent ou en platine : LePrixDelOr.info

Les poinçons (or, argent, platine) de France et du monde : PoinconOr.com

Codes des banques : Code-Banque.info

Cours et explications des Taux interbancaires Euribor et Eonia : Taux-Euribor.info

Investir sur le secteur de la santé

Comment le vieillissement de la population influence le secteur de la santé et nos conséquences sur nos portefeuilles boursiers

Le secteur de la santé : ce n’est pas que des laboratoires pharmaceutiques

Le secteur de la santé est souvent considéré par les différents médias comme étant celui des laboratoires pharmaceutiques. Or il se trouve que c’est loin d’être le cas, ce secteur est en fait assez hétéroclite, puisque l’on peut trouver, certes des pharmacies, mais aussi des cliniques, des établissements pour personnes âgées, des entreprises de biotechnologies, des sociétés spécialisées dans les contrôles sanitaires, etc…. Mais il est à noter que le vieillissement de la population n’est pas encore assez prise en compte par les investisseurs. Comment cela influence t-il ce secteur ? Est-il encore temps de prendre position? Nous allons essayer de lever le voile sur des zones encore méconnues du secteur de la santé en vous permettant ainsi de mieux réaliser son potentiel.

Vieillissement de la population : le vecteur favorable pour tirer la croissance vers le haut des entreprises de la santé

Tout d’abord, saviez-vous que la progression du nombre des personnes très âgées, (les 80 ans et plus) devrait, d’après Eurostat, augmenter de 50% d’ici à 2010-2015 pour atteindre environ 20 millions d’individus et cette progression va continuer de s’accélérer.
Eurostat estime que, d’ici à 2050, l’augmentation du nombre des personnes âgées de 80 ans et plus pourrait être de 180%. Cet accroissement de la population des personnes très âgées pose le problème de la demande de soins et d’aide quotidienne, du fait des risques d’incapacités et de handicaps qui augmentent avec l’âge.

Pour plus d’informations, nous vous conseillons de faire un petit tour sur le site Hôpitaux Magazine. Vous pourrez, ainsi, constater la visibilité incroyable dont disposent les entreprises apportant une réponse à ce problème. Et cela n’est pas lié seulement à la France, ou à l’Europe, mais à tous les pays occidentaux. Il faut aussi remarquer que ce secteur en est encore à ses débuts, il est donc très atomisé, ce qui engendre une multitude de joueurs qui veulent profiter de la part du gâteau.

En effet, pour l’instant beaucoup d’entreprises voire même d’associations et des fondations sont en concurrences. Il faut donc trouver quelles sociétés ont des reins assez solides pour s’imposer et devenir des leaders dans leurs champs d’applications. Cela se fera bien évidemment par le développement de la croissance interne (création de nouvelles structures) mais surtout, dans le cas présent, de croissance externe par le rachat de concurrents. Sur ce dernier point il faut porter nos regards sur la capacité des établissements à intégrer les nouvelles acquisitions (capacité du groupe à faire accepter les nouveaux processus de gestion, etc.…) et surtout constater la volonté de la direction à améliorer rapidement leur taux de rentabilité.

La concentration du secteur des maisons de retraites est inévitable

Cependant cela soulève une question : Si le vieillissement de la population apporte une manne de revenu pour les entreprises, pourquoi voudrait-on s’en séparer ? Tout simplement parce que la réglementation devient de plus en plus contraignante et qu’une petite entreprise ne peut faire face seule aux nouvelles mesures ; telles que les nouvelles normes de sécurité incendie qui demande des modifications importantes des bâtiments. Ces coûts supplémentaires, seul de grands groupes peuvent se les permettre. Cela est dû à la spécificité de ce business. En effet, dans ce domaine on touche à l’être humain ce qui est assez délicat.

L’étique une notion très importante avant d’investir dans un EHPAD

Il faut donc, en plus des points cités plus haut, vérifier l’étique de l’entreprise, car on peut très vite tomber dans des cas de maltraitance. Non seulement cela nuirait à l’image de la société, mais en plus il n’est pas souhaitable en tant qu’actionnaire, de se retrouver « complice » d’une gestion aléatoire en terme de prise en charge des résidents et/ou patients. Je mets des guillemets, car cela ne touche que notre conscience, dans les faits, nous n’aurons jamais d’influence sur ce point en tant que petits porteurs. Mais quand même, il est préférable d’investir dans des boîtes qui tiennent la route.

Investir dans des EHPAD qui ont une vision Européenne

Ensuite il faut vérifier que les entreprises sur lesquelles nous nous sommes penchés ont bien une vision européenne. Cela découle de notre précédente analyse. En effet, vu la complexité de ces professions, le cadre législatif a tendance à être régulièrement renforcé. Ce qui pourrait, à terme, donner aux différents états l’idée de vouloir exercer un droit de regard dans la gestion financière de ces entreprises. Cela peut se faire par le biais de subventions ou de taxes diverses nuisant à la rentabilité de l’entreprise. Hors la seule solution pour se prémunir contre un cas d’abus étatique éventuel est la diversité géographique. En effet si des charges trop lourdes dues à un durcissement de la légalisation, surviennent un jour dans un pays où l’entreprise est implantée, le groupe pourra toujours s’assurer d’une bonne rentabilité sur des positions détenues dans d’autres régions.

Le secteur des pompes funèbres : une piste d’investissement profitable

Mais qui dit accroissement du vieillissement de la population, implique aussi une augmentation du taux de morbidité. Ici on touche au secteur des pompes funèbres, des marbreries etc… Mine de rien, les points que nous avons abordés dans les paragraphes précédents sont encore valables. L’étique revêt également dans ces professions un point important. Car dans ces moments douloureux et difficile de la vie, tout doit être mis en oeuvre pour assurer la dignité et le respect des familles. Le sérieux de l’entreprise ainsi que sa réputation en dépendent. Bien évidemment la rentabilité et toutes données inhérentes au bon fonctionnement d’une entreprise ne doivent pas être mises de coté pour autant.

En revanche, le secteur est plus mature que celui des maisons de retraite et autres entreprises d’aide à domicile. Il est important d’être investi dans ce secteur car sa visibilité est excellente. Nous pouvons rajouter qu’en ce qui concerne la diversification sectorielle d’un portefeuille boursier, là c’est le top ! En effet, vous n’allez pas trouver beaucoup de gérants capables de vous conseiller sur ce type de sociétés. Justement ! Sortir des sentiers battus est souvent très enrichissant en bourse, non seulement sur le plan financier, mais aussi sur le plan intellectuel.

Petit panorama sur le vieillissement de la population

Cette tendance va engendrer des problèmes d’assistance aux personnes âgés, de maladie, de mortalité, il faut donc prévoir :

Des structures d’accueil adaptées : maisons de retraite, cliniques, résidences de fin de vie ou soins palliatifs, etc…

Des services : soins à domicile, assistances de ménage, courses, etc…

L’augmentation de certaines pathologies spécifiques à l’âge

La monté des décès : pompes funèbres, marbreries, etc…

Pathologies des 16-64 ans

Pathologies des 65 ans et +

Source : Enquête INSEE-IRDES 1991-1992

En fait ce simple graphique permet de comparer les pathologies évoluant selon l’âge. Cela peut donner une indication pouvant servir à vérifier si le portefeuille d’une entreprise de biotechnologie, par exemple, répond à cette problématique.

Voici un graphique montrant l’évolution passée et future de l’espérance de vie à la naissance des femmes et des hommes entre 2005 et 2050, selon trois hypothèses (haute, centrale, basse)

Source : Insee, projections de population 2005-2050

Pour un panorama plus complet nous vous conseillons de prendre connaissance de l’excellent rapport écrit par Claude MALHURET publié sur le site medcost

Comme vous pouvez le constater, ce secteur peut représenter de nombreuses possibilités d’investissement dans des entreprises très variées. De plus, les maisons de retraite, ainsi que les entreprises travaillant dans les services à domicile en passant par les biotechnologiques etc… ne réagissent pas toutes de la même manière faces aux actualités. Si par exemple elles sont relativement insensibles à la monter du prix du baril de brut, les établissements de personnes âgées risquent d’être quelque peut touchés par une crise immobilière dû à la représentation du bâti foncier, (sauf si l’immobilier a été sorti (externalisé), des comptes) alors que les entreprises d’aides à domicile non. De même que les cours des laboratoires de biotechnologies réagiront très fortement selon l’avancée de leurs recherches et la commercialisation de leurs médicaments. Bien sur ceci n’est qu’un exemple ! C’est pour illustrer le potentiel de diversification qu’offre tous les domaines de la santé par le biais du vieillissement de la population.

w. Hullard

Comparatif d’assurances vie : VieAssuranceVie.com

Comparatif de livrets d’épargne : QuelLivret.com

Le prix officiel du jour de vos bijoux qu’ils soient en or, en argent ou en platine : LePrixDelOr.info

Les poinçons (or, argent, platine) de France et du monde : PoinconOr.com

Codes des banques : Code-Banque.info

Cours et explications des Taux interbancaires Euribor et Eonia : Taux-Euribor.info

Les matières premières

Les matières premières jouent un rôle essentiel dans nos civilisations occidentales. Longtemps sous estimées, voir délaissées par la plupart des médias, elles reviennent peut à peut sur le devant de la scène. Que nous réserve ce secteur, faut-il y investir ? Nous vous livrons ces quelques réflexions afin de tenter de répondre à ces questions et si possible en vous aidant à y voir un peu plus clair.

L’exemple de l’énergie (pétrole gaz, etc).

C’est un secteur majeur dans le développement de nos pays occidentaux et il prend une part de plus en plus cruciale pour les pays en voie de développement. Pouvons-nous imaginer une société sans énergie ? Plus de voiture, plus de bus, plus de camions, plus d’avion, plus d’électricité, plus d’eau courante.

Mais cela n’est pas tout, certaines matières premières utilisées pour créer de l’énergie servent aussi à fabriquer des éléments que nous utilisons dans nos vies de tous les jours. Par exemple le pétrole sert à fabriquer le plastique du clavier où je suis en train de taper cette réflexion. Même si on pense maintenant à trouver des énergies et/ou des matières de substitution, cela va prendre du temps, d’autant plus que tout élément n’est pas forcément substituable par un autre.

Qu’est-ce qui provoque l’augmentation de la valeur des matières premières ?

Il y a de nombreux facteurs mais nous n’allons nous intéresser qu’à quelques uns d’entre eux. Nous pouvons, tout d’abord, souligner la croissance des pays émergents, la Chine, l’Inde, l’Amérique Latine, L’ex-Europe de l’Est et l’Afrique. Imaginez tous les besoins en infrastructures de ces pays, que ce soit en routes, en bâtiments publics, en structures d’approvisionnement énergétique, industriel, etc…

On entend souvent parler de la croissance de la Chine, mais rabâcher que la croissance chinoise est incroyable, cela ne représente rien sauf si on met cela en perspective. Saviez-vous que l’équivalent d’une ville comme Montréal se construit par mois en Chine ? Oui vous avez bien compris, douze villes comme Montréal par an, en infrastructures routières, industrielles, immobilières etc… mais maintenant il y a l’Inde qui se réveille et qui compte développer et moderniser elle aussi ses infrastructures. Dont principalement son réseau routier, son approvisionnement en électricité, etc…

Voilà imaginez 12 fois cela ….. par an (Superficie : 484 km2, Population totale : 1.812.723)

Vue du port de Montréal source : wikipedia

Cela met en lumière, non seulement la quantité phénoménale d’énergie mise en œuvre pour effectuer ces travaux, mais aussi la quantité tout autant phénoménale de matériaux tel que le fer, le cuivre (câble), le ciment, etc… utilisés.

Part de la Chine dans l’économie mondiale (PPA, en %)

Nota : La croissance chinoise des 25 dernières années ne permet pas encore à ce pays de retrouver le rang qu’il occupait encore à la fin du XIXe siècle. Cependant à la vitesse que s’effectue le rattrapage, cela risque d’arriver plus vite que prévu.

Croissance et PIB par habitant sur la période 1994-2004

Croissant et PIB de la Chine par habitant

Source : Madison, CEPI

Nota : pour l’année 2004, il s’agit d’une prévision, qui a été nettement dépassée. L’économie chinoise semble imperméable aux crises : ni la crise asiatique (1997-1998), ni le ralentissement américain (2001-2002), ni l’épidémie de SRAS (2003) n’ont pu sérieusement entraver sa course.

S’agissant du PIB par habitant, la Chine était au niveau de l’Inde au début des années 1990 ; en dépit de l’ouverture de ce dernier pays en 1991, qui lui a apporté un important surcroît de croissance, la Chine a fait beaucoup mieux (environ 3,5 points de croissance en plus en moyenne depuis 15 ans, à l’avantage de la Chine… pour l’instant).

Il est à souligner qu’ici, je ne vous parle que de la croissance, mais si l’on y ajoute l’augmentation de la population mondiale qui est estimée à neuf milliards d’être humains en 2050, (certes, les recherches les plus récentes estiment que neuf milliards est un plafond, mais quand même, ce n’est pas rien) cela va en faire des bouches à nourrir, de l’énergie à fournir, etc… bien évidemment, ça rajoute encore un élément supplémentaire à l’augmentation des prix des ressources naturelles.

Il y a, en plus, un fait non négligeable, c’est que le nombre d’être humains augmente plus vite dans les pays en voie de développement que dans les pays développés. Ce qui rejoint ce que nous avons souligné plus haut sur les infrastructures. En effet, ces dernières sont en général toujours développées sur une projection afin d’en déterminer les besoins futurs : comme le nombre d’autoroutes nécessaires pour les dix prochaines années, sera défini en fonction de l’augmentation du parc automobile estimé sur cette période. Or, les pays émergents, font non seulement cette analyse, mais ils doivent aussi rattraper leur retard accumulé, dû au manque de volonté, ou de vision politique dans ce domaine jusqu’à présent. Nous pouvons remarquer que cette prise de conscience est assez simultané que l’on passe de l’Asie à l’Amérique latine, via l’Afrique.

Qui dit croissance, dit augmentation du niveau de vie. Or, le rapport 2006 du WWF intitulé « Planète Vivante », indique clairement que si l’on continue à se développer à ce rythme, c’est à dire que si les pays en développement atteignent notre niveau de vie, et si les pays occidentaux ne modifient pas leur façon de consommer, en 2050 l’humanité consommera deux fois ce que la planète peut produire en ressources naturelles. A moins d’aller sur Mars, la régulation ne peut se faire que sur une seule chose : le prix.

Rapport Planète Vivante WWF

Cependant, il y a le point essentiel qui est à surveiller dans ces pays en développement, ce sont les mouvements sociaux. En effet, aucun peuple n’accepte d’être traité comme un esclave pendant des années. On attend très peu parler en France de mouvements sociaux importants en Chine. Pourtant, il y en a. Pour l’instant, le Parti Communiste chinois réussit à calmer le jeu. Mais forte heureusement pour le peuple, cette oppression constante, cet esclavagisme s’arrêtera bien un jour. Ne plus posséder d’actions lors de cette période de trouble pourrait être une sage décision, mais nul ne sait quand cela viendra. Il faut donc rester vigilant. Amusez-vous à surfer sur les archives du monde

Il nous reste encore une donnée supplémentaire importante à prendre en compte. C’est le sous-investissement massif dont a été victime le secteur des matières premières. En effet, qui ce souciait dans les années 90 des mines de cuivres, d’or, etc….? On nous parlait de la révolution d’Internet, et autres sociétés dont le nom se finissait par .com. Mais la réalité a vite rattrapé le rêve. En effet, bon nombre de ses entreprises n’existent plus aujourd’hui. Par contre, les mines de cuivre, de platine, les exploitation d’hévéa (caoutchouc naturel), les différentes sociétés spécialisées dans le recyclage, etc… tournent à plein régime. En fait, ces sous- investissements ont engendré un manque de ressource par rapport à la demande mondiale qui est comme nous venons de le voir, en constante progression.

En fait à la vue rapide de ses quelques points, dire que le prix des matières premières est en train d’augmenter, c’est être en dessous de la réalité, il est en train d’exploser. Cependant, l’augmentation ne sera pas linéaire, la volatilité risque d’être assez forte, telle que l’on peut le voir dans le graphique ci-dessous. En effet, passer de pratiquement 80$ le baril à moins de 55$ puis remonter à plus de 75$ tout cela en un an, ce n’est quand même pas rien. Cela montre que le secteur est très tendu, et qu’une simple nouvelle, peut changer la tendance du tout au tout à court terme, je dis bien à court terme, car la tendance reste très haussière sur le long terme.

Mais plus encore c’est la sécurisation de l’approvisionnement qui importe, car la plupart des réserves pétrolières gazières, minérales, etc… se trouvent dans des pays géopolitiquement instables. On est donc pas à l’abri d’actes de sabotage des infrastructures de transport, (pipeline, gazoduc, voix ferré, etc…), de nationalisations telles que celles qu’on voit en Amérique Latine. Ce qui nous montre qu’il faut rester vigilant aux discours des hommes politiques du coin et, au risque de rabâcher, de garder un oeil sur les événements sociaux (malheureusement bien souvent tragiques) qui peuvent survenir dans ces pays.

Pour reprendre l’exemple du pétrole, il est à noter qu’il va falloir le chercher dans des zones où l’extraction sera de plus en plus difficile (sables bitumineux canadien) voire impossible à l’heure actuelle (champs pétrolifères situés dans des zones trop profondes pour être exploitées avec les technologies actuelles). Cela va donc entraîner des investissements massifs des entreprises productrices de pétrole enfin d’améliorer production et extraction.

Revenons quelques siècles en arrière, pendant le temps de la ruée vers l’or. Qui s’est le plus enrichi pendant cette période ? Les prospecteurs ? Qui ? …. Ce sont ceux qui vendaient les pelles et les pioches, ainsi que tout le nécessaire pour se vêtir, se nourrir, donc ceux qui vendaient le matériel sans quoi toute prospection devenait impossible. Le prix des matières premières augmentant, il y a fort à parier que les entreprises fournissant le matériel vont avoir de plus en plus de contrats.

En ce qui nous concerne, il vaut mieux donc investir dans les para-énergétiques que dans les producteurs EN. Sauf l’électricité qui est un cas à part car il est produit directement sur le lieu de distribution et il ne se stocke pas. Dans ce cas, c’est plutôt vers les distributeurs qu’il faudrait s’orienter.

Le secteur de l’extraction de pétrole et de gaz naturel alimente l’investissement

L’investissement des entreprises dans le secteur de l’extraction de pétrole et de gaz naturel devrait atteindre 39,2 milliards de dollars en 2006, en hausse de 2,5 milliards par rapport à 2005.
Grâce à un ensemble de nouveaux projets d’exploitation des sables bitumineux de l’Alberta, l’investissement dans le secteur de l’extraction de pétrole par des méthodes non classiques devrait augmenter de 10,6 % en 2006 pour atteindre 10,8 milliards de dollars.
La hausse de l’investissement sera moins forte dans le secteur de l’extraction de pétrole et de gaz naturel par des méthodes classiques, à 5,5 %, mais l’investissement total y atteint 28,4 milliards de dollars, soit près de trois fois plus que dans le secteur de l’extraction de pétrole et de gaz naturel par des méthodes non classiques.

Tendance de l'investissement dans la recherche du pétrole
Source : Statistiques Canada « le quotidien »

Le cas du gaz de pétrole liquéfié GNL

Dans l’actualité vous entendez souvent parler du pétrole, c’est bien. Mais qui dit pétrole dit aussi gaz naturel et plus précisément gaz naturel liquéfié (GNL) pourquoi ? Parce que le fait de liquéfier le gaz, permet de réduire son volume de 600 fois et donc de pouvoir le transporter plus facilement. On peut le transporter par bateau par exemple (méthanier).

De plus, le gaz se trouve abondamment sur la planète, plus encore que le pétrole. En outre, il est plus écologique, il pollue moins. Les centrales électriques au gaz c’est quand même mieux que celles au charbon. De plus, le gaz sert aussi pour se chauffer, il peut aussi servir de carburant pour les voitures (actuellement en test, ne pas confondre avec le GPL). Donc là aussi, il vaut mieux investir dans les para-énergétiques.

Augmentation de la consommation de GNL de 1965 à 2004

Augmentation GNL

Les principaux pays producteurs de gaz

Source : IFP

Le cas de l’uranium

Cependant, reste un problème commun avec le gaz et le pétrole, c’est ce que nous avons vu plus haut, le fait que ils se trouvent dans des pays dits à risques. Or une énergie dont la matière première se trouve dans des pays stables peut et va être de plus en plus utilisée : l’uranium.

En effet que l’on soit pour ou contre l’énergie atomique, il n’empêche que c’est la seule qui peut être utilisée de manière continue sans risquer de coupure d’approvisionnement due à une situation géopolitique instable. En effet les pays producteurs sont : le Canada, les USA, l’Australie, la Russie. (Certes ce dernier est un peu à part)

Comparaison de l’offre et de la demande mondiale d’uranium

Comparaison entre l'offre et la demande d'uranium

Source : http://www.dani2989.com

Nota :
1 – Le cours de l’uranium est passer de 13$ la livre début 2003 à 120$ la livre actuellement (30-01-2007)

2 – Le coût de l’énergie ne représente que 5% des charges d’une centrale nucléaire, le potentiel de hausse n’est encore pas fini.

3 – Le sous investissement dans l’extraction et la recherche de gisement de ces dernière années ne vont pas se résoudre du jour au lendemain. C’était logique de ne pas investir dans les mines d’uranium tant que les pays recyclaient leur surplus d’armes nucléaires, mais cette époque est bien révolue maintenant. (surtout depuis que certains pays veulent des armes nucléaires, mais cela est un autre problème, qui ne se résoudra sans doute pas du jour au lendemain)

A lire : L’énergie nucléaire pour le 21 e siècle Discours de M. Dominique Maillard, directeur général de l’énergie et des matières premières (DGEMP), convention de la SFEN, 13 et 14 juin 2006.

Pour en revenir à l’ensemble des ressources naturelles, il ne faut pas oublier un détail important : c’est le transport de ses ressources. Car bien souvent, les lieux de production sont assez éloignés des lieux de consommation. Les sables bitumineux du Canada ne se trouvent pas à coté de la Corrèze, pas plus que les mines de cuivre d’ailleurs. Quel sont les moyens de transport utilisés? Ils peuvent être de plusieurs sortes : oléoduc, etc… Mais il y en a un qui est privilégié parmi tous : il s’agit du fret maritime. D’une part, certaines matières premières peuvent difficilement être acheminées autrement, tel que celles issues de minéraux (fer, cuivre, etc… ) ou d’origine agricole (céréales, café…). De plus, ce mode de transport offre une sécurité plus grande. En effet, un pipeline peut traverser plusieurs pays tout aussi instables les uns que les autres. L’un d’entre eux peut très bien décider de couper les livraisons. Il y a juste deux ou trois manettes à tourner et le tour est joué. Un bateau ne s’arrête pas aussi facilement, de plus le sabotage est plus difficile à faire en mer que sur terre. Sur cette dernière une bonne vieille jeep, une caisse d’explosives et le tour est joué, en mer c’est quand même un peu plus compliqué. De plus, le fret maritime bénéficie aussi du transport de produits finis, ce qui représente à l’heure actuelle sa plus grande part.

En fait, ici, il s’agit de parier sur la nouvelle "route de la soie" ou plutôt sur les routes des matières premières en général. Évidemment, il ne s’agit pas d’une route au sens propre du terme mais de voies maritimes. Celles existantes prendront un nouvel essor et de nouvelles apparaîtront, leur point commun étant l’Asie. Nous pouvons relever cependant que les échanges entre les Émirats Arabes (unis ou non cela n’a aucune importance) et l’Asie sont en augmentation exponentielle. En complément, nous vous invitons à lire cet article très intéressant publié sur le site jeuneafrique.com surtout les derniers paragraphes

A très long terme, il y a aussi une nouvelle route maritime qui risque de voir le jour ….. en Arctique ! Deux voix maritimes se distinguent, celle du Nord Ouest et celle du Nord Est

En fait, celles du Canada et de la Sibérie, car avec le réchauffement climatique, cette partie de la planète devient plus facilement praticable, donc il y aura un besoin croissant de nouvelles infrastructure portuaires. Évidemment, cela, c’est du très long terme. Il n’empêche que des repérages sont menés activement dans des régions….. plus tout à fait…….. aussi froides.

Petite anecdote, le Canada lance actuellement une réflexion sur la sécurité de son territoire. En effet, lorsque cette voix maritime n’existait pas, (officiellement pas encore) il n’était pas nécessaire d’avoir beaucoup d’hommes et de surveillance dans un lieu où personne n’allait passer. Mais maintenant, ce n’est plus le cas. Le réchauffement climatique va avoir des conséquences assez inattendues.

Pour vous rendre compte de ces évolutions, je vous invite à lire cet exposé de Monsieur Frédéric Lasserre chercheur canadien.
Cela devrait vous interpeller à surveiller les entreprises qui œuvrent dans le secteur du transport maritime et/ou des équipements portuaires.

En résumé, le secteur des matières premières offre de réelles opportunités de placements actuellement. Car le potentiel de ces entreprises est encore largement sous-estimé. De plus, le choix est très varié : on peut s’orienter vers l’énergie, les minéraux, (de base ou précieux) les denrées agricoles, etc… De plus on peut choisir entre les producteurs, (pétrolières, mines, exploitations agricoles) les distributeurs (vendeurs de produits intermédiaires telle que des tôles, profilés, etc…), les recycleurs, (de matériaux, d’huiles, etc…) les entreprises qui en assurent le transport et/ou l’équipement logistique, l’équipement d’extraction. Pour finir, vous pouvez également investir directement sur la matière en elle-même par le biais d’outils financiers tel que les trackers.

W. Hullard

Comparatif d’assurances vie : VieAssuranceVie.com

Comparatif de livrets d’épargne : QuelLivret.com

Le prix officiel du jour de vos bijoux qu’ils soient en or, en argent ou en platine : LePrixDelOr.info

Les poinçons (or, argent, platine) de France et du monde : PoinconOr.com

Codes des banques : Code-Banque.info

Cours et explications des Taux interbancaires Euribor et Eonia : Taux-Euribor.info

Finance comportementale ou la psychologie de l’investisseur

L’objectif de cette étude est de tenter de mieux comprendre nos réactions face aux mouvements boursiers :

Découvrir la psychologie comportementale des investisseurs en bourse

.

 
Comparatif d’assurances vie : VieAssuranceVie.com

Comparatif de livrets d’épargne : QuelLivret.com

Le prix officiel du jour de vos bijoux qu’ils soient en or, en argent ou en platine : LePrixDelOr.info

Les poinçons (or, argent, platine) de France et du monde : PoinconOr.com

Codes des banques : Code-Banque.info

Cours et explications des Taux interbancaires Euribor et Eonia : Taux-Euribor.info

Le marché de la biométrie

Présentation du marché

La biométrie connaît un engouement sans précédent. La croissance mondiale de la biométrie depuis quelques années est incontestable, tant le nombre d’intervenants est grand, même s’il existe peu d’informations publiques concernant ce marché. On peut toutefois considérer certaines données et certains chiffres sur son évolution au fil des années, tant à l’échelle mondiale, qu’américaine, européenne ou française.
Le marché de la sécurité informatique est encore atomisé, peu de fournisseurs peuvent prétendre offrir une gamme complète de produits. Les spécialistes estiment que ce marché est en pleine croissance et qu’il va également se concentrer.

Internet et le commerce électronique sont des marchés porteurs pour la sécurité, mais ils ne sont pas les seuls. Le télétravail, la mise à dispositions d’informations aux clients et sous traitants sont également des facteurs de risque pour les entreprises qui ouvrent leur système d’informations.
Le besoin grandissant de sécurité sur les terminaux mobiles a été mis en exergue par une enquête récente, publiée par Toshiba. Celle-ci soutient que 90% des cadres dirigeants et chefs d’entreprise européens stockent des données sensibles, voire confidentielles sur leur outil de communication et parmi eux, 22% admettent avoir pourtant déjà perdu cet outil.

Le marché mondial de la biométrie

IBG (International Biometric Group) édite régulièrement un raport sur le marché de la biométrie. Cette étude est une analyse complète des chiffres d’affaires, des tendances de croissance, et des développements industriels pour le marché de la biométrie actuel et futur. La lecture de ce rapport est essentielle pour des établissements déployant la technologie biométrique, les investisseurs dans les entreprises biométriques, ou les développeurs de solutions biométriques.

On s’attend à ce que le chiffre d’affaires de l’industrie biométrique incluant les applications judiciaires et celles du secteur public, se développe rapidement. Une grande partie de la croissance sera attribuable au contrôle d’accès aux systèmes d’information (ordinateur / réseau) et au commerce électronique, bien que les applications du secteur public continuent à être une partie essentielle de l’industrie.
On prévoit que le chiffre d’affaires des marchés émergents (accès aux systèmes d’information, commerce électronique et téléphonie, accès physique, et surveillance ) dépasse le chiffre d’affaires des secteurs plus matures (identification criminelle et identification des citoyens).

Les revenus biométriques globaux sont projetés pour se développer de $2.1B en 2006 à $5.7B en 2010, conduit par des programmes de gouvernement à grande échelle et des initiatives dynamiques du secteur privé.
On s’attend à ce que l’empreinte digitale gagne 43,6% du marché de biométrie en 2006, suivi de l’identification de visage à 19,0%.

On projette que les revenus annuels de l’identification de l’iris excèdent $250m d’ici 2008.

On s’attend à ce que l’Asie et l’Amérique du Nord soient les plus grands marchés globaux pour les produits biométriques et les services.

Les systèmes Multi-biométriques émergeront pour comporter approximativement 5% de tout le marché de la biométrie.
Autre source d’information concernant l’étude du marché de la biométrie

Extrait du rapport "The Future of Biometrics – Mainstream, Ubiquitous Biometric Authentication by 2020" réalisé par Acuity

Selon la dernière analyse de Frost & Sullivan en mai 2008 (http://www.autoid.frost.com), le marché de la biométrie pour le secteur de la finance représente près d’un tiers du chiffre d’affaires du marché de la biométrie au niveau mondial. Il devrait croître de plus de 50% par an de 2006 ($ 117,3 millions) à 2013 ($ 2,07 milliards).

Le marché américain

Les Etats-Unis ont compris la manière et la nécessité d’intégrer les produits d’authentification au sein de leur société depuis des années. En outre, ils ont su progressivement les développer pour atteindre une position de leader sur ce marché. En effet, ils ont connu une progression rapide de leur chiffre d’affaires qui est passé de 25 millions en 1997 à 50 millions de dollars en 1998, pour atteindre les 67 millions de dollars en 1999. D’après le cabinet IBG, il devrait se multiplier par 10 d’ici à 2004.

Le besoin de sécuriser les transactions financières se fait ressentir. Pour s’en convaincre, notons que les fraudes aux distributeurs automatiques de billets atteignent 30%, et occasionnent des pertes de l’ordre de 3 milliards de dollars par an. Quant à la Sécurité sociale américaine, elle estime perdre 25 milliards de dollars par an en primes et prestations versées à des personnes qui n’y ont pas droit.

Le marché japonais

Du fait de l’augmentation des contrefaçons et des crimes liés à l’Internet au Japon, les entreprises qui développent des technologies permettant d’identifier les individus grâce à leur visage, leur main ou leurs empreintes jouissent à présent d’une forte croissance générale.

Selon le Yano Research Institute le marché de la biométrie au Japon était de 8,76 milliards de yen (64,5 millions d’euros) en 2004, soit une croissance de 39% en deux ans et devrait atteindre 27,22 milliards de yen (200 millions d’euros) d’ici 2010 lorsque ces technologies seront adoptées pour les téléphones portables, les assistants personnels et les distributeurs automatiques de billets.

La croissance en besoins biométriques, bien que mondiale, s’est particulièrement développée au Japon depuis avril 2005 et la mise en application pour toutes les entreprises de la loi sur la protection des informations personnelles qui oblige chaque entreprise à assurer elle même la sécurité des informations qu’elle détient. Mitsubishi Tokyo Financial Group par exemple, la seconde banque au Japon, reçoit quotidiennement 2000 demandes pour sa nouvelle carte de crédit qui identifie les utilisateurs grâces aux veines de la paume de la main. Sur les 3000 distributeurs que possède la banque la moitie sont déjà équipés des technologies de reconnaissance compatibles.

Le marché européen

L’Europe arrive en seconde position sur le marché et générait 18% du chiffre d’affaires mondial en 1999 (soit 23 millions d’euros). L’Europe fait également bonne figure sur le marché mondial en pleine expansion depuis 1999, puisque son chiffre d’affaires, estimé à l’époque à 33 millions d’euros, avoisinera en 2006 les 159 millions d’euros d’après le cabinet Frost & Sullivan. Parmi les secteurs les plus dynamiques, on note la technologie des empreintes digitales (qui représentera presque la moitié de ventes totales pour 2006) et l’identification par la voix. Le marché le plus actif restant l’Allemagne, avec entre autre, le projet d’inclure des caractéristiques biométriques sur les pièces d’identité.

Bruxelles a ouvert fin septembre un portail dédié à la biométrie. Son objectif est de «fournir une vue d’ensemble sur toutes les activités ayant trait à ce sujetà travers toute l’Europe», explique-t-elle.

Baptisé "European Biometrics Portal", il doit servir de «point de départ pour une réglementation en matière d’utilisation de la biométrie et de la vie privée».

Il s’adresse tant aux pouvoirs publics, qu’aux sociétés et aux citoyens qui sont invités à y ajouter leur contribution.

«Le secteur de la biométrie est en train d’achever son premier cycle de développement. Il y a eu des progrès jusqu’à présent, sur les fronts technologiques, applicatifs et législatifs», mais ils se sont révélés «trop peu importants et trop fragmentés pour envisager un déploiement de systèmes biométriques de grande envergure», affirme la Commission européenne.

Dans ce secteur en tout cas, elle a déjà adopté plusieurs propositions, puisqu’elle préconise notamment que les visas et les titres de séjour des ressortissants des pays tiers (hors UE) intègrent des données biométriques (numérisation du visage et empreintes digitales). Sur recommandation du Conseil européen, elle a également accepté que des technologies similaires soient intégrées dans les futurs passeports européens.

Le marché français

Du coté des utilisateurs ou clients potentiels, il y a une diminution de la réticence vis-à-vis de la biométrie. Les demandes les plus fréquentes concernent le remplacement du mot de passe par la biométrie à l’ouverture d’un logiciel et le contrôle d’accès aux locaux.

En France, le marché de la biométrie est aujourd’hui peu développé du fait d’un très petit nombre d’acteurs français spécialisés. Cependant, des systèmes ont dores et déjà été installés sur certains sites (installations militaires, sites nucléaires, banques, établissements et cantines scolaires, …), ce qui témoigne des premières prises de conscience au niveau de la demande.

Par ailleurs, la biométrie s’inscrit dans le marché plus global de la sécurité qui connaît en France une forte croissance (+15%) depuis 1997 (surveillance, sécurité, contrôle d’accès, alarmes…).

Le Marché annuel de la Sécurité 2001 en France représente plus de 5 900 M€ (source " Atlas de la sécurité 2003 ") avec la répartition suivante :

Sécurité Humaine : 31% (> 1 840 M€)
Sécurité Électronique : 35% (> 2 080 M€)
500 M€ pour la Vidéosurveillance
600 M€ pour le contrôle d’accès
900 M€ pour l’anti-intrusion

Les facteurs de développement de la biométrie en France

La disparition des freins culturels et psychologiques :
L’existence de bases de données contenant les caractéristiques physiques d’individus stockées par des entreprises ou des instances gouvernementales, est de nature à inquiéter le grand public sur leur usage, mais la CNIL a un rôle prépondérant de surveillance et de respect de l’intégrité des personnes sur le territoire français.
La majeure partie de la population refuse des systèmes trop contraignants (solutions telles que celles basées sur la rétine).

La sécurisation des transactions financières et des objets mobiles ou informatiques :
Le commerce électronique n’a représenté que 0,05% du commerce de détail en 1999 (7 fois moins que le Minitel) contre 1% au USA, notamment à cause de l’insécurité perçue par les internautes des systèmes de paiement (selon une étude menée par le CREDOC en 1999).

Le nombre de fraudes à la carte bleue a augmenté de 50% en l’an 2000.

Les parts de marché par technologie

Les empreintes digitales continuent à être la principale technologie biométrique en terme de part de marché, près de 50% du chiffre d’affaires total (hors applications judiciaires). La reconnaissance du visage, avec 12% du marché (hors applications judiciaires), dépasse la reconnaissance de la main, qui avait avant la deuxième place en terme de source de revenus après les empreintes digitales.

Selon le cabinet IBG, les revenus annuels de la technologie de l’empreinte digitale représenteraient 467 millions de dollars en 2002, soit la plus grande part de marché parmi toutes les technologies. Cette croissance est attribuable au grand choix d’applications fonctionnant avec des solutions basées sur l’empreinte digitale. Parmi les technologies biométriques émergeantes, il est prévu que le visage et le middleware atteignent respectivement 200 et 215 millions de dollars en 2005. Quant à l’iris, il est prévu qu’elle atteigne 210 millions de dollars en 2007.

Les applications de la biométrie

Le champ d’application de la biométrie couvre potentiellement tous les domaines de la sécurité où il est nécessaire de connaître l’identité des personnes. Aujourd’hui, les principales applications sont la production de titres d’identité, le contrôle d’accès à des sites sensibles, le contrôle des frontières, l’accès aux réseaux, systèmes d’information, stations de travail et PC, le paiement électronique, la signature électronique et même le chiffrement de données. Cette liste n’est pas exhaustive, et de nouvelles applications vont très certainement voir rapidement le jour.

La liste des applications pouvant utiliser la biométrie pour contrôler un accès (physique ou logique), peut être très longue. La taille de cette liste n’est limitée que par l’imagination de chacun.

Contrôle d’accès physiques aux locaux
Salle informatique
Site sensible (service de recherche, site nucléaire)
Contrôle d’accès logiques aux systèmes d’informations
Lancement du système d’exploitation

Accès au réseau informatique
Commerce électronique, paiement en ligne
Transaction (financière pour les banques, données entre entreprises)
Signature de document (lot de fabrication de médicaments)
Tous les logiciels utilisant un mot de passe

Équipements de communication
Terminaux d’accès à internet
Téléphones portables

Machines & Équipements divers
Coffre fort avec serrure électronique
Distributeur automatique de billets
Casier sensible (club de tir, police)
Cantine d’entreprise, cantine scolaire (pour éviter l’utilisation d’un badge par une personne extérieure et améliorer la gestion)
Casier de piscine (plus d’objet à porter sur soi)
Contrôle des adhérents dans un club, carte de fidélité
Contrôle des temps de présence

Voiture (antidémarrage)

Etat / Administration

Fichier judiciaire
Le Fichier national automatisé des empreintes digitales ( FNAED ) comporte 2,7 millions données (août 2007)
Le fichier national automatisé des empreintes génétiques ( FNAEG ) contient 545.092 données (août 2007)
Titres d’identité (carte nationale d’identité, passeport, permis de conduire, titre de séjour)
Services sociaux (sécurisation des règlements)
Services municipaux (sécurisation des accès aux écoles, contrôle de l’utilisation des services périscolaires)
Système de vote électronique

Comparatif d’assurances vie : VieAssuranceVie.com

Comparatif de livrets d’épargne : QuelLivret.com

Le prix officiel du jour de vos bijoux qu’ils soient en or, en argent ou en platine : LePrixDelOr.info

Les poinçons (or, argent, platine) de France et du monde : PoinconOr.com

Codes des banques : Code-Banque.info

Cours et explications des Taux interbancaires Euribor et Eonia : Taux-Euribor.info

Ce que Warren Buffett pense …

Avec Wall Street qui sombre dans le chaos, le magazine Fortune s’est, bien évidemment déplacé dans l’état d’Omaha à la recherche de quelques mots de sagesse. Warren parle de l’économie, de la crise du crédit bancaire, de Bear Stearns et plus encore…

Pour la petite anecdote, Buffett, dit avoir reçu un appel lui demandant de venir au secours de la banque d’investissement Bear Stearns, avec seulement deux jours pour diligenter le dossier. « Cela aurait exigé de moi un certain courage que je n’avais pas ».

Si l’Assemblée Générale annuelle de Berkshire Hathaway, qui a eu lieu le trois mai 2008, est connue comme le « Woodstock du Capitalisme » ; elle peut-être également considéré comme l’équivalent d’un concert privé chez Bob Dylan.

Quelques quinze fois par an, le PDG de Berkshire, Warren Buffett invite un groupe d’étudiants en business pour suivre une journée de cours intensif. Les étudiants visitent une ou deux entreprises et ensuite se retrouvent au siège social de Berkshire à Omaha où Buffett les reçoit pour deux heures de questions / réponses. Ensuite tout le monde se réunit dans un de ses restaurants préférés et il leur offre le déjeuner, des boissons non-alcoolisées (un mélange de root-beer et de crème glacée). Pour terminer, chaque étudiant est pris en photo avec Buffett.

Au début du mois d’avril, ce méga-milliardaire a invité 150 étudiants de l’Université de Pennsylvanie, de la Wharton School, où Buffett lui-même avait fait ses études et a offert à Fortune l’occasion plutôt rare d’assister à son discours.

Il a parlé de plusieurs choses : le problème du secours financier de Bear Stearns, du pronostic économique et de son choix d’être un livreur de journaux plutôt qu’un manager de GE. Vous allez pouvoir lire quelques extraits des questions et réponses avec les étudiants, ainsi que sa conversation pendant le déjeuner avec les « Whartonites », (étudiants de la Wharton School) tout en mangeant son poulet parmigiana au restaurant (Piccolo Pete’s) suivi par un entretien dans son bureau.

Buffett a tout d’abord souhaité la bienvenue aux étudiants en leur offrant une variété de produits de la marque « Coca-cola .» (Berkshire possède un peu plus de 8% des titres de Coca cola et donc le bénéfice lui revient à 1 cannette sur 12) « Même si vous ne voulez pas la boire, au moins enlevez la capsule », leur dit-il. Ensuite il a commencé à traiter des sujets plus conséquents :

WB « Avant de commencer la séance de questions, je voudrais vous raconter une histoire qui s’est passé récemment. Vous comprendrez certainement cette image si on vous a enseigné la théorie du marché efficient qui était la procédure standard il y a 25 ans.»
« Mais nous avons une illustration récente qui explique pourquoi cette théorie est complètement fausse. Depuis 7, 8 ou 9 semaines, Berkshire s’est accumulé des obligations dont les taux d’intérêt sont recalculés périodiquement aux enchères pour un montant d’environs $4 milliards. Ce que nous avons constaté là est phénoménal. Chaque jour nous recevions des listes d’offres. Ce qui nous a bouleversé est que sur ces listes, très fréquemment le même crédit apparaissais plus d’une fois.»

«Sur une des obligations proposé sur la liste d’hier, nous avons remarqué un titre qui concerne les « Assurances Citoyennes » c’est une invention de l’État de Floride. C’est une assurances contre les dégâts causés par des ouragans. Cette assurance est soutenu financièrement, par les impôts. Après un ouragan, si le montant du fonds n’est pas adapté, on augmente les impôts. Il n’y a rien d’illégal à cela. Donc ce jour, nous avons eu trois offres d’ « Assurance Citoyenne ».»

« Nous avons acceptée celle qui était à un taux d’intérêt de 11,33%. Une autre que nous n’avons pas acheté a été vendue à un taux de 9,87% et la dernière à un taux de 6,0%. C’était la même obligation, au même moment, avec le même vendeur… une grande affaire. Ce n’est pas quelque chose d’anormal, contrairement à ce que soutienne les cercles académique du marché efficient, lorsque les fait ne correspondent pas à leurs thèses.»

« Il y a bien des surprises sur le marché. Et les affaires ne deviennent pas pour autant plus rationnelles avec les années, elles sont seulement plus suivies. Mais en cas de panique, de peur, ou d’avidité, les gens agissent d’une façon irrationnelle comme nous le montre l’histoire.»

Pensez-vous que la bourse américaine a du mal à rester compétitive ? Comment avoir un équilibre entre les standards qui inspirent confiance et …
« … Entre ce qui est réglementaire et le Far West ? Je ne pense pas que nous perdions notre place dans la compétition. Je veux dire qu’une partie des coûts engendrés par la loi Sarbanes-Oxley sont gaspillés. Mais ils ne sont pas énormes en comparaison des $20 mille milliard qui représentent la valeur totale du marché. Je pense que nous avons de fabuleux marchés de capitaux dans ce pays, et ils sont devenue encore plus fabuleux. Je veux dire que si vous avez le même métier que moi, vous ne voulez pas d’un marché de capitaux qui fonctionne parfaitement. Malgré la réglementation, les gens font toujours des choses stupides et cela ne changera jamais. Il y a des limites a ce que peut accomplir la réglementation. Comme nous le montre cette dramatique illustration : Prenez deux des plus grands désastre comptables de ces dix dernières années: Freddie Mac et Fannie Mae. Nous parlons de sommes énormes, des milliards et des milliards de dollars d’inexactitudes dans la comptabilité de ces deux établissement.»

« Ce sont deux institutions extrêmement importantes. Elles comprenaient 40% des hypothèques il y a quelques années. En ce moment, je pense que c’est plutôt 70%. Elles font pratiquement partie du gouvernement. Alors le gouvernement a créé une organisation appelée OFHEO. Je ne sais pas ce que veulent dire toutes ces lettres [Note pour Warren : Office of Federal Housing Enterprise Oversight - L’Organisation Nationale de Contrôle du Logement] mais si vous visitez leur site, vous voyez que leur travail principal est de surveiller ces deux entreprises. OFHEO a 200 employés. Leur travail et tout simplement de vérifier ces deux institutions et de se dire « Est-ce que ces gars se sont comportés comme ils étaient sensé le faire ? » Bien évidement ce fut le plus grand manquement au règles comptables de l’histoire financière malgré les 200 personnes qui surveillaient leur travail. C’est incroyable. Je veux dire, deux pour deux.»

« Il est extrêmement difficile de contrôler les gens. Si j’étais nommé nouveau régulateur et si vous me donniez 100 employés parmi les plus intelligents et que chaque jour je reçoive des rapports des plus grandes institutions, comprenant leur position sur le marché, leurs finances, etc. Je ne pourrais même pas vous communiquer ce qu’elles sont en train de faire. Il est très difficile de réglementer ce genre de choses car les instruments sont extrêmement complexes et vous avez des centaines de contreparties. C’est pour cette raison que le Trésors et la Fed ont décidé d’agir rapidement en un week-end pour Bear Stearns. Et je pense qu’ils avaient raison. Personne ne savait ce qu’ils allaient trouver, j’ai lu quelque part, qu’à cause des milliers de contreparties il y aurait des contrats d’une valeur de $14 mille milliard. S’il y avait eu une faillite bancaire, les gens auraient essayé de dénouer ces contrats. Qu’est-ce que cela aurait fait au marché ? Qu’est-ce que cela aurait fait aux contreparties ? Ça devient très compliqué ! Donc, la réglementation est une partie importante du système. Et il faut être efficace, ce qui est extrêmement difficile.»

A Piccolo Pete’s où Buffett a déjeuné avec des personnalité aussi variés, que Bill Gates de Microsoft à Alex Rodriguez du New York Yankees. Buffet est a table avec 12 étudiants de l’université Wharton et bavardent sur divers sujets.

Qu’est-ce que vous pensez des élections?
« Avant qu’ils ne deviennent candidats, j’ai dit à Hillary Clinton que je la soutiendrais et j’ai dit aussi à Barack que je le soutiendrais. Donc vous pouvez m’appeler un bigame politique. A mon avis, ils sont tous les deux supers. Et je pense aussi que si c’est un républicain qui doit gagner, je choisirais bien John McCain. Nous avons trois candidats exceptionnels cette fois.»

Ils sont tous « modérés » dans leur approche.
« Nous ne connaissons pas très bien Barack. D’un autre coté, il a la capacité d’être le plus réformateur de tous.»

Je sais que vous livriez des journaux. Est-ce que c’était votre premier job ?
« Eh bien, je travaillais pour mon grand-père dans l’épicerie familiale et c’était dur. Mais si j’avais le choix entre une place de PDG de General Electric, d’IBM ou de General Motors, (à vous de choisir), ou la livraison des journaux, je choisirais les journaux. Sans blague ! J’ai beaucoup aimé ce travail. Je peux réfléchir à ce que je veux, je n’ai pas besoin de faire ce que je n’aime pas faire. Ce serait merveilleux d’être à la tête de GE, Jeff Immelt est mon ami et il est formidable. Seulement, pensons à tout ce qu’il doit faire même s’il n’en a pas envie.»

D’où viennent vos idées ?
« Je lis toute la journée. Je veux dire que nous avons investi $500 million dans PetroChina. Tout ce que j’ai fait était de lire leur rapport annuel.» (Ndlr : Berkshire a acheté les parts il y a cinq ans et les a vendus en 2007 pour 4 milliards de dollars.)

Quels conseils pourriez-vous donner à des personnes qui n’investissent pas d’une façon professionnelle ? Où doivent-elles mettre leur argent ?
« Eh bien, s’ils ne veulent pas être des investisseurs actifs – et très peut devraient tenter de faire cela – ils devraient rester avec des fonds indiciels. Ces fonds ne coûtent pas chers. Ils faut en acheter peu à la fois, car ils est difficile d’être capable de choisir le bon prix au bon moment. Ce qu’ils faut éviter, c’est le mauvais prix et les mauvais investissements. Ainsi vous devenez propriétaire d’une petite part du marché américain et une autre petite part plus tard, pas tout à la fois. »

Quand Buffett a dit qu’il était prêt pour des photographies, tous les étudiants (150) sont sortis de la pièce en l’espace de quelques secondes pour former une grande queue. Pendant 30 minutes, chacun à son tour, ils se sont mis à côté de Buffett, et beaucoup faisaient les clowns. Par exemple, plusieurs ont été photographiés en essayant de prendre son portefeuille. Ensuite c’était l’heure du départ et Warren Buffett, 77 ans, entame sa version du chant des Beatles « It’s been a hard day’s night » pendant qu’une trentaine d’étudiants le suivent jusqu’à sa voiture, une Cadillac couleur or. Enfin libre, il raccompagne le journaliste de Fortune à son bureau tout en continuant de répondre à ses questions.

Peut-on comparer les turbulences actuelles avec d’autres crises plus anciennes ?
« C’est difficile à dire. Il y a tellement de variables. Cependant cette fois la question est qu’il y d’énormes effets de levier lié dans certains cas à des prix extrêmes de l’immobilier résidentiel ou à des défauts de payement.
Par exemple, vous avez $20 milliard dans l’immobilier résidentiel et $11 mille milliard dans les hypothèques, dont la plupart ne présentent aucun problème, mais certaines en ont. En 2006 vous avez $330 milliards de placé dans le refinancement des hypothèques américaines. C’est sacrément beaucoup. Je veux dire que nous parlons du fait que nous avons $150 milliards de stimulus en ce moment mais nous avions $330 milliards de stimulus auparavant et nous ne parlons que des hypothèques de meilleurs qualité, les plus sur, pas des prêts hypothécaires « subprimes.» Donc nous voyons là un effet de levier qui provoque un sacré stimulus affectant forcément l’économie. »

Si vous appelez cela un « sacré » stimulus, pensez-vous que le stimulus du gouvernement de $150 milliards aura un impact ?
« Eh bien, c’est $150 milliards de plus qu’auparavant. Mais nous ne pouvons pas dire que nous n’avons pas eu de stimulus. Et puis, d’une façon plus ou moins simultanée, est arrivé le boom des LBO, ce qu’on appelait le « private equity ». Les abus reviennent et la finalité de tout cela devient incroyable. Vous avez un système bancaire qui est bloqué et une industrie des hypothèques qui tente de réduire les ratios d’endettement, cela fait très mal. »

Ce que vous décrivez montre que nous sommes encore loin d’une solution.
« Je dirais que oui. Il me semble que tout le monde pense que cette récession sera de courte durée mais je ne pense pas que ce soit le cas. Vous savez, réduire les ratio d’endettement prend beaucoup de temps et fait beaucoup souffrir. Et les conséquences donnent une variété de résultats. Je n’investirais même pas 10 cents dans les prédictions et je ne pense pas que les gens doivent vendre leurs investissements à cause d’elles. Mais ils ne devraient pas non plus en acheter pour cette même raison. »

Votre exemple « OFHEO » implique que vous n’êtes pas très optimiste en ce qui concerne tout ce qui est réglementaire.
« Le monde de la finance est devenu si complexe, avec en plus beaucoup d’interdépendance. J’ai eu récemment une discussion avec Alan Geenspan à ce sujet lors d’un diner organisé par Don Graham (PDG du Washington Post). Il disait que les risques des taux encouru par le biais de tous ces instruments allaient être dispersés dans le monde entier et que maintenant ce n’est plus concentré seulement dans nos propres banques. Mais ce qui s’est réellement passé, c’est que tout est interconnecté et personne n’a anticipé le niveau de solvabilité des institutions. Il est très difficile d’évaluer la situation. Si Bear Stearns n’avait pas eu le livre « Les produits financiers dérivés », dans ces comptes, à mon avis la Fed n’aurait pas été obligé de faire ce qu’elle a fait. »

Que pensez-vous du fait que les banques n’arrêtent pas de vérifier leurs investissements car elles ne semblent pas être au courant du montant de leurs actifs ?
« J’ai lu quelques prospectus concernant des titrisation d’hypothèques résidentielles composé de milliers d’hypothèques titrisées réparties en tranches sur environs une trentaine de niveaux. Vous créez un CDO en prenant une des tranches du bas et 50 autres semblables. Si vous voulez comprendre ce CDO en particulier, vous devez lire 50 fois 300 pages ou bien 15 000 pages. Si vous prenez une des tranches du bas du CDO et ensuite 50 de plus pour créer un CDO², vous avez maintenant 750 000 pages à lire afin de comprendre un titre. Ce que je veux dire, c’est que c’est impossible. Quand vous commencez à acheter des tranches d’autres instruments financiers, personne ne sait ce qu’il fait. C’est ridicule. Et bien sûr, vous avez pris une tranche du bas d’un titre soutenu par des hypothèques et 100 de plus. De cette manière vous pensez que les risques sont diversifiés. Mais toutes les tranches que vous avez sont à risque. C’est peut-être un peu différent si certaines dettes sont situé en Californie ou au Nebraska mais il y a toujours un risque. Vous pouvez donc prendre le CDO et appeler que 50 % est constitué de dettes « super-sénior » (meilleurs qualité) mais ce n’est pas « super-sénior » ou quoi que ce soit. C’est plutôt un groupe de juniors (à risque) mélangés ensemble. Et les juniors sont tous corrélés. »

Si les grandes institutions financières ne savent pas ce qu’ils ont dans leurs portefeuilles, comment les investisseurs peuvent-ils savoir quand il faut acheter ou vendre ?
« Ils ne peuvent pas savoir. Ils doivent, en effet, essayer de lire l’ADN des gens qui dirigent les entreprises. Mais je pense que dans chaque grande organisation financière, c’est le PDG qui est le facteur de risque N° 1. Je suis le PDG à Berkshire. Je pense connaître mes limites en ce qui concerne ma capacité de procéder. La pire des choses sont des échantillons et des tableaux. Je veux dire, à Salomon Inc, par exemple, ils avaient tous ces modèles, vous savez, mais cela n’a pas suffit et ils se sont cassé la figure. »

Que dire aux investisseurs en ce moment ?
« Voici la réponse. Il faut leur dire de ne pas croire tout ce qu’ils lisent aujourd’hui sur les stratégies d’investissement. Ce n’est pas toujours important. Leur stratégie doit prendre en compte le fait que :
a) même si vous savez ce que se passe dans l’économie, ce ne veut pas forcément dire que vous savez ce qui se passera en bourse.
b) Il n’est pas possible de choisir des titres toujours au meilleur prix, il faut les acheter petit à petit. »

« Il n’y a que deux choses qui peuvent foirer. D’abord vous pouvez acheter de mauvais titres ou deuxièmement, vous pouvez soit les acheter soit les vendre au mauvais moment. Si vous voulez savoir la vérité, fondamentalement vous n’avez pas besoin de les revendre. Mais ils peuvent acheter une section de l’industrie américaine et si cette section ne donne pas de résultat, ils peuvent essayer d’accumuler quelques beautés ici ou là et cela ne fonctionnera pas mieux non plus. Ensuite ils se soucient juste de devenir de plus en plus gourmand. Vous savez, je dis toujours qu’il faut devenir avide quand les autres ont peur et il faut avoir peur quand les autres sont avides. Mais je vous en demande trop, là. Plutôt il ne faut pas devenir avide en même temps que les autres ni avoir peur en même temps que les autres non plus. Tout du moins, essayer d’éviter ces erreurs. »

Selon vous donc, il serait bien d’être avide en ce moment. Les autres ont très peur.
« C’est vrai. Ils prennent cette direction. C’est pour cette raison qu’on peut acheter des titres pour un prix raisonnable en ce moment, ils sont moins cher que l’an dernier, par exemple ou il y a trois ans. »

Mais vous n’avez rien à dire pour le moment en ce qui concerne l’avenir le long terme ?
« L’économie américaine va bien aller. Mais ce ne sera pas le cas chaque année, ni chaque semaine, ni chaque mois. J’insiste si vous ne croyez pas cela, n’achetez pas d’actions du tout. Mais c’est logique. Je veux dire par cela que nous produisons de plus en plus chaque année. C’est un jeu positif, à long terme. La seule façon qu’un investisseur a de se faire tuer c’est par des frais trop élevés ou bien, s’il essaie d’être plus futé que le marché. »

MONEY.CNN

Comparatif d’assurances vie : VieAssuranceVie.com

Comparatif de livrets d’épargne : QuelLivret.com

Le prix officiel du jour de vos bijoux qu’ils soient en or, en argent ou en platine : LePrixDelOr.info

Les poinçons (or, argent, platine) de France et du monde : PoinconOr.com

Codes des banques : Code-Banque.info

Cours et explications des Taux interbancaires Euribor et Eonia : Taux-Euribor.info

La Relique Barbare II – Le retour

Nous avons étudier dans la première partie de cette réflexion que nous somme passé d’une monnaie tangible, indexée sur une marchandise rare, à une devise conceptualisé, où seule la confiance au pays émetteur compte. Son symbole le plus emblématique est sans conteste l’or. Depuis des millénaires, ce métal a été la marchandise la plus utilisée comme devise, jusqu’à ce qu’il soit complètement tombé en désuétude au vingtième siècle. A tel point que Keynes l’a flanqué du doux nom de « relique barbare ». Pourtant, à l’aube du 21ème siècle, cette « relique » semble vouloir se débarrasser de cette étiquette.

En fait de valeur d’échange, l’or est devenu au fil du temps une valeur de placement.

Petit tour d’horizon

Il y a d’abord les classiques, comme les lingots :
C’est le placement par excellence, puisque vous êtes directement investi sur la matière concernée. Par contre, les frais sont assez élevés. Il faut louer un coffre bancaire. De plus, ce n’est pas très évident de l’échanger car il faut les revendre à quelqu’un. (Vous pouvez toujours passer une annonce :-))

Il y a aussi les pièces :
D’autres problèmes viennent alors se rajouter. Non seulement, il faut les stocker quelques part, mais en plus leur valeur est liée à leur spécificité propre: rareté, état général, etc. Partant de ce principe, il est possible que certaines pièces valent moins que leur équivalence en or. Après tout pourquoi pas ? (Vous pouvez toujours les fondre dans votre four :-) Vient un autre problème : seul un collectionneur peut vous les vendre ou vous les racheter. Vous en connaissez beaucoup vous des collectionneurs ? Dans ce cas, pas d’autre choix que de passer par un numismate qui, de toute manière, ne vous les vendra ni ne vous les reprendra à leur cours théorique. (Les banques peuvent éventuellement faire ce genre de transaction, mais elles n’aiment pas trop. De toute manière avec un « conseiller » financier qui change tous les trois ans…)

De la même façon, il y a l’investissement en direct sur des mines d’or cotées en bourse :
Mais finalement, vous vous retrouvez avec le titre de propriété d’une entreprise. Son cours va osciller en fonction de la communication des dirigeants, des coûts de productions, de la réglementation, etc. Bref la bourse quoi !

Donc, pour faciliter l’investissement en or, des outils financiers ont été crées, notamment les certificats :
Cotés en bourse, ils ce négocient comme des actions. Leur particularité est d’être indexé sur l’or tel que Lixor édité par Lyxor AM . Cette fois, là est toute la nuance, ce n’est pas la matière qui est cotée, mais le certificat.

C’est là qu’est le problème !

Qui me garantit qu’une demande irrationnelle ne va pas inciter les acteurs du marché à payer le certificat au delà ou en deçà du prix réel du sous-jacent ?

De plus, qui me garantit que la société gérant la « convertibilité » or du certificat achète ou revend le métal au meilleur prix ? Fabulation ? Impossible ?

Lisez donc ce qui suit :
Cet extrait est tiré du compte rendu du salon PATRIMONIA 2006, 13ème Convention Annuelle des Professionnels du Patrimoine, cela concerne les certificats ABN AMRO basés sur les produits agricoles. Nous mettons en gras italique les points intéressants :

Question posée par un auditeur :
« En tant que consommateur de vos certificats, je tiens à vous féliciter pour toutes ces innovations. J’ai cependant l’impression que vous avez trouvé un filon plus rentable pour l’émetteur que pour le client. Certains certificats affichent des fourchettes de cotation extrêmement larges. Dans certains cas de figure comme le blé, les certificats ont fait zéro, alors que le cours est considérablement monté. Ne croyez-vous pas que la logistique et la liquidité devraient être arrangées sur ces produits ? »

Réponse de la représentante d’ABN AMRO :
« ABN AMRO est un nouvel émetteur, et nous avons encore des efforts à faire. Nous sommes en France depuis six mois à peine. Nous avons souhaité offrir la gamme de produits la plus large possible. En termes de « market making », nous souhaitons clairement améliorer le « spread » et les liquidités. En tant qu’émetteur, nous avons cependant nos propres soucis de couverture. De plus, certains sous-jacents ne sont pas eux-mêmes très liquides, et ne nous permettent pas de nous couvrir de manière satisfaisante. D’un sous-jacent à l’autre, nous n’offrons pas les mêmes quantités à l’achat et à la vente. Je m’engage à améliorer les fourchettes de prix. Ce processus est déjà en cours.  »

Certes, cela concerne un secteur particulier sans doute moins liquide que l’or. Cependant, cette illustration montre bien que c’est le certificat qui est coté est non le sous – jacent. Vous passez par un intermédiaire ! Nous ne jetons pas la pierre sur cette société, après tout leurs gestionnaires ne font que suivre la « mode » (sinon la crise des subprimes n’aurait jamais existé). Le texte intégral de cet extrait est sur la page 13, à partir de l’avant dernier paragraphe (disponible sur demande).

Si on résume ces quelques points, on peut constater que l’or, qui servait de base matérielle tangible aux échanges des biens et des services, a perdu cette fonction pour passer au second plan de valeur de placement. Dans le même laps de temps, la monnaie a perdu toute référence à une matière physique quelconque pour devenir une notion certes abstraite, mais reconnue par tous.

Existe t-il un moyen de concilier les deux ?

Une monnaie électronique ne pourrait-elle pas être créée et du coup se retrouver indexée sur une matière tangible ?

Un homme a eu l’idée d’inventer une devise intégralement indexée sur l’or, il s’agit du Dr Douglas Jakson. Cet américain était d’abord docteur en oncologie avant de créer sa société E-gold.ltd. Passer de docteur à celui de créateur d’une devise, il y a un pas que l’esprit français a du mal à faire. Pourtant un acteur de cinéma n’est-il pas devenu président des États-Unis ? Ce qui est plaisant avec la culture américaine, c’est leur faculté à ne pas rester immobile, mais à toujours aller de l’avant. Surtout de ne pas hésiter à foncer. Ce qui est déplaisant, c’est leur coté casse coup.

Son idée première est simple. Il a d’abord constaté que les transactions sur le net augmentent de manière exponentielle. Or pour ce type de transaction, il n’est même plus utile de frapper des pièces, d’imprimer des billets. Seule une écriture électronique suffit. Par contre, pour que le système fonctionne, il faut quand même lui donner une certaine crédibilité. On a beau être docteur, ce n’est pas cela qui va faire adopter notre devise par les masses. En effet, le cas est quand même particulier car il ne s’agit pas d’une devise étatique mais d’une monnaie privée. Comment la faire reconnaître ? Simplement en revenant aux bonnes veilles méthodes : indexer sa monnaie sur une matière tangible. Et devinez laquelle : l’or

L’idée de génie du Docteur Jakson est donc de créer un site Internet sur lequel on peut ouvrir un compte libellé dans une monnaie électronique indexée sur l’or : e-gold. Tout d’abord, des particuliers vont ouvrir un compte pour placer simplement leurs économies sur ce métal. Puis c’est au tour des sites Internet d’ouvrir des comptes et d’y accepter les règlements en e-gold. Des transactions peuvent alors s’effectuer. En théorie ça marche, mais en pratique c’est moins évident.

Ouvrir un compte sur le site est facile. Par contre, vous ne pouvez pas y virer directement votre argent dessus, vous êtes obligés de passer par un agent de change, ce qui engage des frais. Une fois le compte crédité, vous pouvez soit garder l’or soit l’utiliser pour effectuer des transactions sur les sites Internet qui utilisent ce moyen de payement. Pour récupérer votre or dans votre monnaie locale, vous devez repasser par votre agent de change.

L’idée paraît séduisante, par contre ce qui l’est moins, c’est le fait que la société, comme leur concurrents directs d’ailleurs, (Pecunix, e-Bullion) ont tous leur siège social dans des paradis fiscaux. Ce qui signifie qu’en cas de problème vous n’avez absolument aucun recours. En outre, trouver des informations sur ces sociétés devient compliqué. D’ailleurs, vous pouvez rapidement constater ici que tout n’est pas clair. Sans rire ! Jetez un coup d’oeil sur les conditions d’utilisation du compte et vous aurez tout de suite compris qu’en fait, eux sont très bien protégés… mais sûrement pas vous. Sans compter, qu’apparemment il est très facile d’être accrédité « agent de change ».

Cependant, de même que John Law était un personnage atypique, cela ne l’a pas empêché d’innover ; il n’en avait sans doute pas saisie la portée. Il n’est donc pas impossible que notre bon Docteur Jakson ait ouvert la piste d’un nouveau concept monétaire. Mais comme toute innovation, il vaut mieux attendre un peu avant de s’engager. Et cela est d’autant plus vrai lorsque ça touche au domaine économique. (Vive la tritisation. lol)

Par contre, dans nos investigations, nous avons trouvé une société qui change vraiment de l’ordinaire : or.bullionvault.com D’abord, c’est une société fiable où il est possible de trouver des informations claires et précises sur le net. Mais le summum est que cette entreprise permet de virer directement les fonds de notre propre compte bancaire sur celui détenu dans leur établissement. Nul besoin de passer par un agent de change. D’autre part, une fois le compte ouvert, on peut traiter directement avec les autres intervenant du marché sur l’or. C’est une véritable plateforme de « trading »… sur l’or. Vous êtes en direct, il n’y a plus d’intermédiaires. Ensuite, leur interface existe en français, (petit drapeau sur la droite de leur site) et cette société est reconnue au niveau international. Vous pouvez même suivre le cours de l’or en temps réel ! Cette société nous a réellement impressionné. Vous ne pouvez investir sur ce matériau sans d’abord en étudier ce que propose cette société. Vous pouvez même choisir le coffre fort correspondant au pays où sera stocké votre or !

Être un véhicule de placement facilement échangeable avec des coûts réduits, c’est à notre sens la véritable fonction de l’or. Il n’est toutefois pas impossible que l’or devienne, grâce à la technologie, une monnaie en temps que telle. Cela prendra du temps et de toute manière, elle ne remplacera pas les devises actuelles. Même dans les pays les plus pauvres, les personnes qui possèdent de l’or ne vont pas hésiter à l’échanger contre des dollars, des euros, ou autre, pour acheter ce dont ils ont besoin.

D’ailleurs, nous en profitons pour faire un petit point sur les raisons souvent indiquées pour investir dans l’or :

La plus utilisée, est que l’or permet d’échapper au « vol » que les états opèrent en créant de la monnaie. Plus il y a de billets en circulations, moins ils sont rares et donc la devise a moins de valeur, ce qui mécaniquement entraînera une partie de la hausse des biens et services. Mais ce principe est réducteur, les économies sont tellement interdépendantes entres elles, il y a tellement de paramètres, que même si la création de monnaie participe à augmenter l’inflation, il nous paraît inconcevable qu’elle en soit la seule cause. De plus, l’inflation existe de manière naturelle. En effet, par le biais des demandes de crédits en tout genre, les banques centrales sont obligées de créer de la devise.

Vous entendez souvent parler que l’or est sans risque, qu’il ne baisse jamais etc. C’est un mensonge, l’or fluctue comme toute les matières :

Imaginez que vous soyez l’heureux possesseur d’une once d’or au début des années 1980, il vous aura fallu attendre jusqu’en 2006 pour retrouver votre mise. On n’est pas loin des trente ans là ! On a beau dire, et c’est vrai, le dollar de maintenant vaut moins cher que celui de l’époque. Il n’empêche que l’or ne vous a absolument pas protégé de l’inflation. En fait, il a sa propre « inflation ».

Elle est due notamment :

Au besoin des industriels (c’est une matière première),
A l’augmentation ou à la baisse de la production des mines,
A la politique des banques centrales qui achètent et vendent de l’or,
A l’aura que cette matière a aux yeux des investisseurs,
A la taxation des transactions sur ce marché qu’appliquent tel ou tel gouvernement,

Vous auriez investi en action à la même époque, vous auriez gagnez beaucoup plus. Le risque de perdre est aussi important sur l’un et l’autre des placements. Cela ne veut pas dire qu’il ne faut pas investir dans l’or, mais de là à dire que c’est un placement sécuritaire… Il y a un pas que nous ne franchirons pas. D’ailleurs n’oubliez jamais cela, tous ceux qui conseils de vous placer sur l’or sont bien contents de recevoir votre monnaie lorsque qu’il s’agit de …. payer les conseils. :-)

Il y a aussi une chose importante. Lorsque vous investissez dans une action, vous participez à l’économie. Par exemple, lors d’une augmentation de capital, vous permettez à l’entreprise de se développer, d’embaucher du personnel, de démarcher de nouveaux clients, etc. Que dire de l’or sinon qu’il reste dans un coffre et qu’il dort ?

Soyons clair, nous ne disons pas qu’il ne faut pas investir dans l’or. Dans un soucis de diversification de nos placements long terme, c’est une piste à envisager. Les banques centrales des pays émergents comme la Chine, l’Inde, etc. achètent de l’or ; l’expansion économique implique une plus grande consommation de ce métal, sa production stagne alors qu’il est de plus en plus demandé, etc. Il est donc loin d’être stupide d’investir dans l’or et ce, quelque soit la méthode utilisée. Pas plus qu’il n’est stupide d’investir dans le platine, ou l’argent… Mais vous ne devez pas perdre de vue que cet investissement n’offre aucune sécurité.

Si vous désirez un placement sûr à cour terme, il n’y a pas de secret : Seuls les Comptes Epargne, comptes à terme, les SICAV monétaires (surtout pas les dynamiques) sont capables de garantir un rendement, certes faible mais constant. Tiens on y revient à la monnaie. Étrange non ?

W. Hullard

Comparatif d’assurances vie : VieAssuranceVie.com

Comparatif de livrets d’épargne : QuelLivret.com

Le prix officiel du jour de vos bijoux qu’ils soient en or, en argent ou en platine : LePrixDelOr.info

Les poinçons (or, argent, platine) de France et du monde : PoinconOr.com

Codes des banques : Code-Banque.info

Cours et explications des Taux interbancaires Euribor et Eonia : Taux-Euribor.info

La Relique Barbare I

L’or et les métaux précieux battent actuellement des records. Considérés comme des valeurs refuges, ils sont très appréciés par les investisseurs. Dans ces marchés tourmentés, il nous a semblé utile d’aborder ce sujet. Cela changera un peut des actions :-)

Il est quasiment impossible d’aborder le sujet de l’or sans faire un tour sur l’évolution de la monnaie au fil des siècles. Nous sommes tellement habitués à nos pièces, billets, carnets de chèques et autres cartes bancaires, que nous pensons que cela va de soi. Il n’en est rien.

Il y eu d’abord le troc, il semble que les Chinois étaient les premiers à utiliser la monnaie, notamment à partir des outils. Dans ces temps reculés, on évaluait les richesses d’un homme à l’importance de son troupeau. Lorsque un objet est utilisé comme monnaie, cela s’appelle de la monnaie « marchandise ». Bien que le troc permettait d’effectuer des échanges basics, les sociétés se retrouvèrent très rapidement face à une problématique difficile à résoudre : la subdivision. En effet, s’il est concevable d’échanger un mouton contre des céréales, des outils contre de la nourriture, allez m’échanger la moitié d’une pioche contre un marteau entier ? Qu’est-ce qui a le plus de valeur ?

Du troc on n’est donc passé à la monnaie « métal » car les métaux peuvent être subdivisés en plusieurs sous-parties. D’ailleurs, on peut même utiliser des métaux différents pour effectuer les sous – divisions (or, argent, bronze, etc). Toutefois, il est étonnant de constater que les anciennes méthodes sont restées parallèles pendant des années. En même temps que les romains payaient certains produits en monnaie « métal », les soldats recevaient leurs soldes en sel (d’où le mot salaire en Français. Énorme non ?). Cela n’est pas choquant puisque les métaux sont également des marchandises. Autre point important, la monnaie reflétait également la puissance économique et surtout militaire d’une nation. Quand les grecs étaient à leur apogée leurs pièces étaient très recherchées. Par contre, elles l’étaient beaucoup moins lorsque les romains prirent le devant de la scène. (Cela n’a pas changé, pensez au dollar)

Petite révision :

1.Ce qui donne une valeur à une monnaie, c’est sa rareté,
2.La valeur inscrite sur le support (pièces, sac de sel …) correspond à sa valeur réel en poids,
3.La monnaie marchandise doit être accepté il y a donc une notion de confiance (je peux échanger facilement cette monnaie).

Petite note rigolote :
D’après vous, à quoi servent les strient sur les pièces ? A éviter que certains malins les rognent pour en extraire de la poussière de métal et ainsi prendre un petit pourcentage à chaque pièce qui arrive dans leur bourse. C’était une pratique très courante.

La monnaie évolua, passant de la marchandise au métal pour devenir enfin de la monnaie « papier » dite aussi fiduciaire. Cette évolution fut longue et laborieuse. En effet, passer d’un objet en métal avec une valeur intrinsèque à un bout de papier avec une image et un chiffre imprimés, cela ne fut pas évident. (car même si le pays qui l’a émit disparaît, le métal non. Il peut donc être refondu et utilisé pour une autre nation)Vous vous imaginez sans doute que nous sommes passés du jour au lendemain des pièces aux billets tels que nous les connaissons ? Non bien sur, les tentatives furent diverses autant qu’… imaginatives.

Pour illustrer le poids que représente la confiance dans la valeur d’une monnaie, nous allons nous projeter en 1729 dans la Nouvelle France, aujourd’hui le Canada.

« Vers 1685, la pénurie de pièces de monnaie amena les colons français à inventer une forme de monnaie intéressante : la monnaie -carte à jouer. Il s’agissait d’une monnaie fiduciaire compte tenu du fait que les cartes n’avaient pas de valeur intrinsèque ou, en tout cas, beaucoup moins de valeur que celle d’une monnaie échangeable contre des biens et des services. La monnaie -carte à jouer fut un des premiers exemples de monnaie « papier » au Canada. Elle fut appelée, en 1729, « monnaie –carte » et continua d’avoir cours jusqu’à la chute de la Nouvelle-France.

La monnaie -carte à jouer fonctionnait de la façon suivante. Les cartes étaient coupées en deux, en quatre et ainsi de suite. Le sceau du gouverneur était apposé avec de la cire sur chaque carte qui portait la signature du Gouverneur, de l’Intendant et du Greffier du Trésor. Ces cartes avaient alors valeur de monnaie et étaient, par conséquent, acceptées en paiement de biens et de services en Nouvelle-France. Il est intéressant de constater qu’aucun exemple de monnaie -carte à jouer n’a survécu jusqu’à nos jours. Après la chute de la Nouvelle- France, les Anglais finirent par refuser la monnaie -carte des colons Français. Or, lorsqu’une monnaie n’est pas acceptée partout, elle perd de sa valeur et cesse de servir de moyen d’échange ». Plus d’info sur le site de l’encyclopédie canadienne

Dès l’arrivée du bateau français, les cartes à jouer étaient directement convertibles en pièces d’or, d’argent, etc. Cette garantie d’échange était attribuée par le sceau du gouverneur. Nous sommes persuadés qu’aucun autre bateau français dans l’histoire ne devait être plus attendu que celui là :-)

La confiance est donc le critère le plus important. C’est elle qui permet de transformer quelque chose de tangible en quelque chose d’intellectualisé, de réfléchi. Pensez vous que cela fut facile ? Que non ! Bien des déboires eurent lieu. Voici un petit site sympa pour avoir un bref aperçu de l’histoire des monnaies . Ah ! Il en a fallu du temps pour passer à notre système économique ! D’ailleurs, l’histoire de John Law, en est une bonne illustration, car c’était un personnage clef de cette évolution. (C’était vraiment un personnage ce gars :-)

Eh oui, la confiance se mérite. C’est pour cette raison que les monnaies sont restées longtemps attachées à leur convertibilité en or. Le critère de confiance bat-il la rareté, ou la possibilité de tenir réellement le métal dans ses mains ?
Hé bien oui ! Le passage a eu lieu en 1971 lorsque les USA décidèrent de ne plus indexer la valeur du dollar sur l’or, mais de laisser flotter librement leur devise :

« Conférence tenue en juillet 1944 à Bretton Woods, aux États-Unis, pour recréer l’ordre monétaire mondial qui avait été successivement perturbé par les difficultés de fonctionnement de l’étalon -or, la crise de 1929, la Seconde Guerre mondiale, etc. 44 pays y assistaient, l’URSS y était en observateur.
La Conférence décida de la création du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD), et aboutit à ce que l’on a nommé “les accords de Bretton Woods”.
Les accords de Bretton Woods prévoyaient un retour rapide à la convertibilité des monnaies entre elles et instituaient le soutien des cours par les banques centrales avec une variation tolérée maximale de plus ou moins 1 % autour des parités. Celles-ci étaient fixées par rapport au dollar, lui même rattaché à l’or à la parité fixe de 35 $ l’once.

Bretton Woods consacrait donc la primauté du dollar en tant qu’étalon monétaire et monnaie de réserve.
Mais les difficultés de la balance des paiements américaine ébranlèrent le système et conduirent à une crise monétaire mondiale dont les péripéties successives – suspension de la convertibilité du dollar (août 1971), dévaluation du dollar (décembre 1971 et février 1973) et enfin abandon du soutien de son cours par les banques centrales européennes (mars 1973) – mirent fin, dans les faits, à l’application des accords de Bretton Woods et laissèrent place à un système de changes flottants. »

Tout l’argent qui circule actuellement dans tous les pays du monde n’est ainsi plus calé sur rien de réel. Seule la confiance que l’on donne aux pays qui émettent la monnaie en garantit sa valeur.

Quel avantage en retirons-nous ?

Il est beaucoup plus aisé pour un Etat de créer un support (pièces et billets) ne reflétant pas sa valeurs réelle. Cela coûte moins cher. De plus, l’économie est libérée. L’accès au crédit est facilité (on n’a beau critiquer, si cela n’existait pas, aucun de vous n’aurait une maison, une voiture, etc.). Les banques centrales ont ainsi toute latitude pour créer de la monnaie ou d’en retirer en fonction du contexte économique. Cela permet, en outre, de ne pas avoir une quantité de métal sur soi à se trimbaler partout pour acheter tel ou tel produit et service. Vous vous voyez acheter votre téléphone portable avec un sac de pièce d’or, ou acheter votre voiture avec des lingots ?

De fil en aiguille, on est arrivé à dématérialiser complétement la monnaie : une banque centrale émet quatre milliards de dollars qui sont prêtés à une autre banque. Le temps que les fourgons emmènent physiquement les billets, il y a belle lurette que l’argent sera parti à l’autre bout de la planète par le biais des… écritures électroniques. Hé oui, d’une monnaie sonnante et trébuchante nous somme passés au final avec une monnaie virtuelle stockée dans le disque dur d’un ordinateur.

D’ailleurs, si vous pensez que l’argent que vous déposez sur votre compte reste physiquement en place, vous vous trompez. En fait, la banque l’utilise pour effectuer des opérations sur les marchés monétaires. Ce qui reste en place c’est le montant affiché. Les banquiers gèrent les comptes des clients en partant du principe qu’ils ne viendront pas tous retirer leur argent en même temps. Chaque jour, le montant des opérations courantes est indexé et ainsi la banque ne garde en réserve que le minimum imposé par le législateur et/ou leurs réglementations spécifiques.

Pour en savoir plus allez faite un tour sur le site de la Banque de France et … heu … bonne digestion.

Remarquez bien l’évolution : de trois critères donnant de la valeur à une monnaie, on a en gardé un seul, à savoir la confiance. Même les cartes à jouer canadiennes étaient convertibles en or. Maintenant, les monnaies ne sont convertibles qu’entre elles.

1.Ce qui donne une valeur à une monnaie c’est sa rareté. Ici celle-ci est gérée par les banques en fonction du contexte économique

2.La valeur inscrite sur le support (pièces, billet, etc.) ne correspond plus à sa valeur réelle

3.La monnaie marchandise (physique) disparaît, la monnaie fiduciaire devient elle même une « marchandise » qui s’achète et se vend sur les marchés monétaires (d’où les taux de change)

W. Hullard

Comparatif d’assurances vie : VieAssuranceVie.com

Comparatif de livrets d’épargne : QuelLivret.com

Le prix officiel du jour de vos bijoux qu’ils soient en or, en argent ou en platine : LePrixDelOr.info

Les poinçons (or, argent, platine) de France et du monde : PoinconOr.com

Codes des banques : Code-Banque.info

Cours et explications des Taux interbancaires Euribor et Eonia : Taux-Euribor.info

Les autres vertus de la prospérité – Une vision à contre courant

La croissance économique ne fait pas qu’améliorer notre qualité de vie : elle fait progresser des causes nobles, comme la justice et la paix sociale.

Quand on défend le libre marché, le capitalisme et la mondialisation comme je le fais parfois dans cette chronique, on tremble à l’idée d’être perçu comme une meneuse de claque du néolibéralisme ou comme un obsédé de la croissance à tout prix. Pas toujours facile de promouvoir les vertus de la croissance économique, quand on nous annonce les pires catastrophes écologiques si nous n’arrêtons pas de consommer comme nous le faisons actuellement.

La croissance économique n’a pas que des avantages matériels. On pense souvent, à tort, que la poursuite de la croissance ne fait qu’encourager l’individualisme et les réflexes égoïstes. C’est tout le contraire qui se passe, du moins de manière générale. C’est lorsqu’il y a une croissance économique soutenue que les gens se soucient davantage des plus démunis. C’est durant les périodes de prospérité économique que nous sommes plus tolérants envers les minorités ethniques ou religieuses.

Quand on analyse l’histoire du Québec, du Canada, des États-Unis ou de l’Europe sur le plan économique, on remarque que c’est lors de périodes soutenues de croissance que nos sociétés deviennent plus soucieuses d’égalité, plus attentives au bon fonctionnement de la démocratie et plus respectueuses de l’environnement. La lutte contre le réchauffement climatique n’aurait pas pu rallier 180 pays de la planète si le PIB mondial n’avait pas été multiplié par trois depuis 1980.

Les grandes fondations philanthropiques et autres organisations d’entraide qui oeuvrent encore aujourd’hui sont apparues aux États-Unis et au Canada durant les deux décennies de grande prospérité qui ont précédé mondiale. Bien des réformes sociales que les gouvernements occidentaux ont mises en place sont nées dans ce contexte de prospérité, où les consensus étaient plus faciles à obtenir.

Le boom économique des années 1950- créé les conditions d’une réforme en profondeur des politiques publiques américaines, tout en faisant progresser enfin les droits civiques des Noirs. Le boom des années 1950- également permis au Québec d’amorcer sa Révolution tranquille et de s’offrir une modernisation accélérée de son système d’éducation, de son régime de soins de santé et de son appareil d’État. Aux États-Unis comme au Canada ou en Europe, c’est le progrès économique qui a favorisé le progrès social et l’avènement de l’État providence, et non l’inverse.

L’absence de croissance économique a toujours pour effet d’entraîner une série de catastrophes non seulement sur le plan matériel, mais aussi sur les plans éthique et politique. Les périodes de récession économique ont souvent été le prélude à des phases de crises sociales, de xénophobie, de protectionnisme et de guerres meurtrières. Aux États-Unis, les organisations racistes comme le Ku Klux Klan ont proliféré quand l’économie était en crise. En Europe, l’arrivée de Hitler au pouvoir a été facilitée par une Allemagne plongée dans l’abîme économique de la dépression des années 1930. Il en fut de même au Japon et en Italie.

Partout dans le monde, les régimes autoritaires se consolident et le fondamentalisme religieux prend racine quand la croissance économique est absente, trop lente par rapport aux pays voisins ou mal répartie entre l’ensemble des classes sociales. C’est tout le drame des pays arabes et des pays africains depuis un demi-siècle.
Car la croissance, en elle-même, ne suffit pas. Il faut qu’une large majorité de la population puisse en tirer profit si l’on ne veut pas que les conflits sociaux, le racisme ou le ressentiment à l’égard des immigrants dégénèrent.

La croissance économique est comme une autoroute à plusieurs voies : quand la circulation est bloquée et que personne n’avance, nous prenons notre mal en patience. Lorsque la file voisine se met à avancer, l’espoir renaît, et nous nous disons que notre tour s’en vient. Mais si, par malheur, notre file reste immobile alors que les autres avancent à grande vitesse, c’est la colère assurée, avec tous les risques de dérapage que cela peut entraîner.

Source : André Gosselin

Comparatif d’assurances vie : VieAssuranceVie.com

Comparatif de livrets d’épargne : QuelLivret.com

Le prix officiel du jour de vos bijoux qu’ils soient en or, en argent ou en platine : LePrixDelOr.info

Les poinçons (or, argent, platine) de France et du monde : PoinconOr.com

Codes des banques : Code-Banque.info

Cours et explications des Taux interbancaires Euribor et Eonia : Taux-Euribor.info

Suivre

Recevez les nouvelles publications par mail.